Dexia
fait son entrée à un mauvais moment sur le marché turc, qui
s'annonce difficile à moyen terme, et la paie au prix fort.
Mas cela ne devrait pas le déstabiliser. Action bon
marché.
ACHETEZ.
Dexia rachète 75 % de la dixième
banque turque DenizBank et lancera ensuite une OPA sur le reste. Il financera
l’opération pour 60 % par sa trésorerie et des cessions d'actifs et le
reste par augmentation de capital.
Au regard du prix payé par Fortis pour
Disbank l'an passé, Dexia paie cher, selon nous, son entrée sur un marché assez
risqué. Certes, le secteur bancaire y reste peu développé et le potentiel de
croissance important et Dexia compte sur des synergies de 0,04 EUR par
action d'ici 2008 et de 0,06 EUR par action par an d’ici 2015. Mais ces
synergies devraient surtout provenir des revenus (Dexia n’étant pas présent en
Turquie, les économies de coûts seront faibles). Or, compte tenu de la hausse de
taux attendue, le rythme de croissance pourrait ralentir ces prochains mois dans
le crédit immobilier et le crédit à la consommation et les provisions risquent de
s’alourdir (pour risque de non remboursement de crédits).
En revanche, dans le financement public (peu développé) son expérience devrait
lui permettre de bien se placer.
Pour 2006, malgré les charges de
restructuration, nous tablons sur une légère
hausse du bénéfice par action à 2,29 EUR (contre 2,27 auparavant). Pour 2007, compte
tenu de la dilution due à l’augmentation de capital, nous tablons sur
2,19 EUR (contre 2,23).