Michelin (19 juin 2006)
Le décès du
coach ne déstabilise pas l’équipe, concentrée sur les défis qu’elle a à relever.
Malgré sa baisse, l’action reste correctement évaluée.
CONSERVEZ.
Le décès d’Edouard Michelin, un des co-gérants du
groupe, ne déstabilise pas le leader mondial du pneu. La nomination du
remplaçant ne semblant pas imminente, la gestion est assurée par l’ancien
directeur financier, bien connu à l’intérieur comme à l’extérieur de Michelin.
Artisan de la stratégie initiée ces dernières années, il entend la
poursuivre : recentrage sur les pneus pour voitures haut de gamme (plus
rentables), baisse des coûts de production sur les marchés matures d’Europe et
d’Amérique du Nord, accroissement des capacités de production des pays émergents
(Chine, Inde, Brésil…), ... Par ailleurs le groupe doit toujours faire face au
dérapage des coûts des matières premières (notamment le caoutchouc), qui l’a d’ailleurs
contraint il y a peu à se montrer beaucoup plus prudent dans ses objectifs
de rentabilité pour 2006. Nous craignons de plus en plus que ces objectifs
ne soient pas atteints et que des mesures plus radicales de baisses de coûts
ne doivent être prises.
Dans
l’attente, nous maintenons nos prévisions de
bénéfice par action (jusqu'ici plus prudentes que celles du groupe) à
5,30 EUR pour 2006 et à 5,80 EUR pour 2007.
Cours au moment de l'analyse : 47,10
EUR
Le groupe français
Michelin est le numéro un mondial du pneu, avec 19,4 % de parts de
marché en 2005. Présent dans 170 pays, il fournit aussi des cartes, des guides
et des services numériques. Son chiffre d’affaires 2005, de plus de 15 milliards
d'euros, a été récolté pour 49 % en Europe, 36 % en Amérique du Nord
et 15 % dans le reste du monde.


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