L’allemand franchit une nouvelle étape intéressante dans
sa restructuration, mais n’est pas sorti du bois. L’action est toujours chère.
VENDEZ.
Siemens continue de se séparer d’activités
en perte ou ne cadrant plus avec sa stratégie. Il est à présent sur le point de
fusionner la majeure partie de ses activités d’équipements télécom avec les
activités correspondantes du spécialiste finlandais du téléphone portable :
Nokia. Une bonne idée, selon nous. Car d’une part l’avenir de cette division
était peu engageant : taille insuffisante, perspectives sectorielles
mitigées, pression sur les prix engendrée par poussée de la concurrence
asiatique. Et d’autre part, les termes de l’opération semblent favorables :
Siemens détiendra 50 % de la nouvelle entité, alors que son bénéfice opérationnel pour
l’activité
concernée est
deux fois moins important que celui de cette activité chez Nokia. Enfin, la
fusion permettra des économies de coûts. Siemens estime (de manière un peu trop
optimiste selon nous) qu’elles atteindront progressivement 0,85 EUR par
action par an d’ici à 2010, grâce e.a. à des suppressions d’emplois (10
à 15 %). Quoi qu'il en soit, la mesure devrait être favorable à l’avenir de
Siemens, mais il lui reste encore à restructurer l’activité de services
informatiques !
Nous tablons sur un bénéfice par action de 4,00 EUR
pour l’exercice en cours (clôture le 30/09) et de 4,85 EUR pour le suivant.
Le conglomérat
industriel allemand Siemens est actif dans l’automatisation, les équipements
électriques, médicaux, de communications, etc. Il réalise 54 % de son
chiffre d’affaires en Europe, 25 % en Amérique et 13 % en
Asie.