Veolia (26 juin 2006)
Vers une
stratégie périlleuse ?
La tentative de rapprochement avec Vinci suscite des
interrogations quant à la stratégie de développement futur. Action
chère. VENDEZ.
La tentative de rapprochement avec le
compatriote Vinci a été tuée dans l’œuf. La démarche était en effet dénuée
de toute logique industrielle (Veolia s’occupe de traitement de l’eau et des
déchets, de services énergétiques et de transport; Vinci est actif dans la
construction et l’exploitation de parkings et d'autoroutes). Son but était
surtout, selon nous, de mettre la main sur les importantes et récurrentes
liquidités générées par Vinci. De quoi aider Veolia, fortement endetté, à
financer les lourds investissements qu’il doit consentir dans ses secteurs
d’activité. Ce nouvel échec, après la tentative infructueuse d’acquérir certains
actifs de Suez en association avec Enel, n’est pas très rassurant pour le
groupe, qui démontre ainsi qu’il est à la recherche d’une stratégie. Jusqu’il y
a peu, Veolia privilégiait la croissance interne
mais les
objectifs visés par celle-ci (plus de 10 % en 2006 et de 6 % à
8 % à moyen terme) semblent difficiles à soutenir et à financer. Les
craintes, que nous avons déjà précédemment évoquées, de voir Veolia se lancer
dans des opérations de croissance externe trop risquées se confirment
donc.
Nous tablons sur un bénéfice par action de 1,90 EUR en 2006 et de
2,20 EUR en 2007.
Cours au
moment de l'analyse : 38,88 EUR
Le français
Veolia est leader mondial des services liés à
l’eau (distribution, assainissement des eaux usées) et numéro deux du traitement des déchets.
Il possède aussi une division transports (réseaux de transport public de
personnes, transport de personnes à la demande, marchandises) et services
énergétiques (gestion de
l’énergie dans les collectivités et les entreprises,
…).


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