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Nouvelles en bref (07 août 2006)
Variations des cours et indices entre
le 28 juillet et le 4 août 2006 en devise locale
Les bons résultats trimestriels publiés par les
entreprises européennes (BMW, KPN, Danone…) l’ont disputé aux moins bons
(Deutsche Bank, Wolters Kluwers, Unilever…) au cours de la semaine écoulée.
La tendance négative a finalement prévalu avec les
inquiétudes suscitées par les tensions sur les taux d’intérêt. La Banque
Centrale Européenne a en effet rehaussé son taux directeur de 0,25% pour
l’établir à 3%. C’était attendu mais un relèvement ultérieur pourrait encore
intervenir, sans doute au début du mois d’octobre. La décision de la Banque
centrale d’Angleterre est par contre plus surprenante : resserrement
également de 0,25% à 4,75%. Les craintes inflationnistes restent à l’ordre du
jour un peu partout sur la planète. La vis monétaire est alors un instrument
privilégié, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les actions. Le DJ
Stoxx 50 recule de 0,2%. Le FTSE cède 1,4% ; tandis que le Bel 20
arrive à progresser de 0,8%. Restez sélectif dans la zone euro tandis que la
bourse britannique reste une de nos préférées au niveau actuel de
valorisation.
Par ailleurs, les troubles au Moyen
Orient et la menace d’une tempête tropicale sur le Golfe du Mexique ont poussé
le baril de pétrole vers les 80 USD avant de céder du terrain en fin de
semaine. Des résultats trimestriels jugés un peu décevants ont limité les gains
hebdomadaires du secteur pétrolier. Le secteur gagne 0,1%. BP (-2,3%) reste à
l’achat.
Le secteur bancaire européen a connu
une pluie de résultats, globalement bons, au cours de la semaine écoulée avec
des noms comme Société Générale, Barclays, Crédit Suisse. La qualité de certains
bénéfices a toutefois déçu certains investisseurs et le secteur a été sensible
aux pressions sur les taux .Il ne gagne que 0,4% sur la période.
Sur le marché des changes, la décision
de la BCE a soutenu l’euro qui s’est raffermi face au billet vert, au delà de
1,28 USD.
· La stabilité du
résultat avant impôts d’ABN Amro (-5,2%, 21,03 EUR) pour le deuxième
trimestre est décevante. De nouveaux efforts doivent être fournis par la
direction pour réduire les coûts. Rendement brut sur dividende de 5,4%, ce qui
est confortable. Action bon marché. Achetez. · L’assureur
français AXA (+4,4%, 28,05 EUR) a publié des résultats très
positifs, même en tenant compte des importantes plus-values. Bon niveau
opérationnel pour toutes les activités. L’objectif moyen annuel du plan
« Ambition 2012 » devrait être dépassé cette année. Action bon marché.
Acheter. · Bayer (-3,5%, 37,68 EUR) vient d'annoncer qu'un
médicament en dernière phase d'essais cliniques développé par le groupe Schering
(qu'il vient de racheter) pour la maladie de Crohn a donné de mauvais résultats.
De plus, Schering a retiré du marché un de ses produits de contraste pour les
examens aux rayons X. Ces deux nouvelles décevantes ne remettent pas en cause le
bien-fondé stratégique du rachat de Schering par Bayer. Cependant, après la
hausse du cours de l'action Bayer ces derniers mois (près de 8% depuis début
d'année et près de 30% sur 12 mois), l'action est devenue chère. Nous vous
conseillons de la vendre. · Les très bons
résultats trimestriels de BMW (-2,4%, 39,29 EUR) nous laissent penser que
les estimations de la direction sont conservatrices. Nous relevons donc
nos prévisions de bénéfice pour 2006 (de 3,5 à 3,7 EUR par action) et 2007 (de 3,7 à
3,9). Les perspectives restent bonnes mais l’action n’est pas bon
marché. Contentez-vous de conserver. · L’ensemble des
activités de BNP Paribas (+3,4%, 80 EUR) a contribué à des
résultats trimestriels en hausse de 21%. L’italien BNL a un peu déçu mais BNP a
annoncé des mesures visant à dynamiser les revenus. Action bon marché.
Acheter. · CMB (+6,1% ; 25,25 EUR) /
Vendez Les résultats
semestriels sont légèrement meilleurs que prévu. En raison des plus-values à
venir sur la cession de deux chartes-parties (contrats d’affrètement), nous
avons relevé nos estimations bénéficiaires 2006 de 3,32 EUR à 3,9 EUR par
action. Avec une flotte déjà couverte à 80%, 2007 sera encore une bonne année
mais nous sommes plus pessimistes pour la suite (accroissement de la flotte
mondiale). L’action reste encore un peu trop chère. · Avec une croissance organique en T2 meilleure
qu'attendue (à + 8,9%) et une rentabilité une nouvelle fois améliorée (malgré la
hausse des matières premières en Asie), Danone (+2,7%, 106,7 EUR) a publié un bpa semestriel
en forte hausse comparable de 25%. Nous relevons nos prévisions de bpa à 4,8 eur
et 5,4 eur pour 2006 et 2007 (contre 4,5 eur et 5 eur auparavant). Malgré cela,
le cours de l'action reste trop élevé selon nous : il profite à nouveau de
rumeurs de rachat du groupe par Pepsico mais, comme il y a un an, cela pourrait
tourner court. Vendez. · Le recul des marchés boursiers au deuxième
trimestre a entraîné une perte pour les activités de négociations actions pour
compte propre chez Deutsche Bank
(-4,5%, 87,18 EUR). Pas de quoi nous inquiéter même si les résultats de l’allemand sont
très liés à la santé des marchés financiers. Action bon marché.
Achetez.
· Exmar
(-2,5% ; 23,95 EUR) / Vendez Le groupe a
enregistré des résultats semestriels conformes à nos attentes mais de nouvelles
plus-values et reprises de provisions nous incitent à revoir notre estimation
bénéficiaire 2006 fortement à la hausse. Un bénéfice aux alentours du record
atteint l’année passée (1,79 EUR/action) nous semble désormais
atteignable. · La performance de KPN (+6,4%, 9,38 EUR)
au deuxième trimestre a été dopée par les très bons résultats de
sa filiale mobile allemande (E-plus). Si l’activité de téléphonie fixe a un peu
déçu, la direction a tout de même relevé ses prévisions de rentabilité pour le
groupe en 2006. Action chère. Vendez. · Lafarge
(+3,5% ; 98,10 EUR) /
Conservez
Avec un chiffre d’affaires et un bénéfice par action en
progression, de respectivement, 21% et 48%, Lafarge enregistre un premier
semestre encore meilleur qu’attendu. Outre l’effet positif de la reprise de
Lafarge North America, le groupe réussi à plus que compenser les hausses de
certains de ses coûts (énergie et transport) en réduisant d’autres et en
relevant ses prix de vente. La 2ème partie de l’année se profile bien. Nous
relevons nos estimations bénéficiaires de 6.93 à 7,40 EUR par action pour
l’année en cours et de 7,71 EUR à 8,00 EUR pour 2007. Action correctement
évaluée. · La croissance de
l’activité est toujours au rendez-vous chez Numico (+0,8%,
37,46 EUR) avec, sur le semestre, une hausse comparable du CA de plus de 12%.
Mais il y a eu une décélération inattendue au deuxième trimestre (par rapport au
premier), ce qu'il faudra garder à l'œil. Et le bénéfice par action est
seulement stable sur le semestre : Numico continue de digérer ses récentes
acquisitions et peine à maîtriser ses dépenses marketing. L'action est trop
chère. Vendez. · Comme attendu,
Philips (+0,8%, 26,15 EUR) a vendu 80% de sa division
semi-conducteurs à des fonds d’investissement. Selon nous, il a obtenu un bon
prix pour cette activité peu performante du fait notamment d’une taille trop
modeste à l’échelle mondiale. Cela lui permet, comme prévu, de recentrer
davantage ses activités et lui donne les moyens de rendre de l’argent à ses
actionnaires (dividendes et rachats d’actions). Mais l’action reste trop chère.
Vendez. ·
Randstad (-3,0% ; 41,13 EUR)/Vedior (-4,5% ; 14,33 EUR)
Les 2 intérimaires ont enregistré encore un bon deuxième trimestre,
globalement en ligne avec les prévisions. Les marges continuant leur
progression, Vedior et Randstad ont enregistré des progressions bénéficiaire de
respectivement +19% et + 36% et le troisième trimestre s’annonce encore très
bien. Néanmoins, les deux actions restent chères et le scepticisme du marché va
certainement perdurer. La visibilité sur les résultats 2007 des entreprises
intérimaires s’est en effet fortement détériorée dans le sillage des craintes
quant à la vigueur de la croissance économique à venir.Vendez. · Léger progrès pour Unilever
(-2,4%, 18,22 EUR) avec, sur le premier semestre, une hausse comparable
du bpa de 8% sur la base d'un CA en hausse de 3,4%. Mais c'est dû pour une bonne
part à une réduction des charges financières et fiscales. Plus important, la
rentabilité opérationnelle est, elle, un peu décevante : outre l'impact des prix
élevés des matières premières, Unilever doit toujours consentir trop de dépenses
marketing pour vendre plus. Point positif : la situation s'améliore en Europe où
le groupe ne perd plus de parts de marché. L'action reste trop chère. Vendez.
· Wolters
Kluwer (-0,8% ; 18,25 EUR) / vendez
Les résultats du deuxième trimestre se situent en dessous des attentes du
marché, mais sont globalement conformes à nos prévisions. La croissance du
chiffre d’affaire est un peu meilleure que prévu (+2,3% au deuxième
trimestre après les maigres 0,7% du 1er trimestre) mais les marges des
publications médicales ont souffert sous la pression des investissements dans le
développement de nouveaux produits et des dépenses marketing alors que les
dépenses publicitaires de l’industrie pharmaceutique sont temporairement sous
pression (report de lancement de médicaments). La deuxième partie de
l’année devrait être meilleure et le groupe pense toujours pouvoir atteindre ses
objectifs 2006. Nous en doutons et tablons toujours sur un bénéfice par action
de 1,15 EUR. Action chère.


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Mobilières (ONVM) Rue de la Loi 71 1040 Bruxelles
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Le flottant
Le flottant, ou
free float, d'une action est la partie du capital
négociée en Bourse (pas aux mains des actionnaires de référence). On parle de
free float pour évoquer la liquidité d'une action. Plus
la liquidité d'une action est grande, plus les épargnants peuvent acheter et
vendre des actions sans causer de fortes fluctuations.
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