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Nouvelles en bref (11 août 2006)
Variations des cours et indices
entre le 4 et le 10 août 2006 en devise locale
A l’instar de la météo, une semaine maussade pour les
Bourses. Les craintes inflationnistes persistent avec de nouvelles tensions sur
les prix pétroliers, suite à la suspension de la production d’un important
gisement américain de BP (due à des problèmes de corrosion des oléoducs-voyez par ailleurs notre analyse sur
BP ). Dans ce contexte, le statu quo sur les taux d’intérêt
américains décidé par la Federal Reserve (Banque Centrale américaine) n’a pas
rassuré. Et cela d’autant plus que certains observateurs se mettent à craindre
une récession de la première économie mondiale, en lieu et place d’un
atterrissage en douceur. Enfin, les craintes d’un renouveau du terrorisme
ont également pesé après le démantèlement d’un réseau en Grande-Bretagne
projetant des attentats aériens. Dans ce contexte, les publications de résultats
sont passées quelque peu en arrière-plan, malgré quelques belles performances,
notamment aux Etats-Unis (Disney, Cisco). L’avertissement sur bénéfice de
Deutsche Telekom (voyez notre
analyse )
a
impacté d’autres valeurs du secteur en
Europe comme France Telecom (15,97 EUR ; -3,3% sur 4 jours), Telefonica
(13,12 EUR ; -2%) ou encore Belgacom (26,32 EUR ; -2,3%). Nous sommes
d’avis que le secteur est exagérément pénalisé pour l’instant : vous pouvez
acheter notamment France Telecom et Telefonica et conserver Belgacom. Sur quatre
jours, le DJ Stoxx 50 européen a abandonné 1% tandis que le S&P 500
américain se repliait tout comme le Bel 20 de 0,6%. On le voit bien : sur
les Bourses, malgré des inquiétudes persistantes, l’heure n’en est pas à la
panique pour autant.
EN BREF
· L’activité de Adidas (36,29 EUR ; +1,3%) a bel et bien
profité de l’effet coupe du monde de football. Au deuxième trimestre, le
chiffre d’affaires a crû de 20% sur une base comparable. Le bénéfice par
action comparable s’est par contre inscrit en retrait de 20% du fait des
importants coûts marketing consentis et de la poursuite de l’intégration de Reebok.
Nous abaissons nos prévisions qui étaient optimistes : bénéfice de 2,4 EUR
par action pour 2006 et 3 EUR pour 2007 (contre 2,62 EUR et 3,3 EUR
auparavant). Action chère. Vendez. · La baisse de 15% du bénéfice par action au
deuxième trimestre du néerlandais Aegon (13,45 EUR ; -1,1%) est un
trompe-l’oeil, du fait d’une plus-value enregistrée l’année dernière. Plus
significatif, le bénéfice opérationnel gagne 43%, ce qui est plus qu’attendu.
Nous comptions néanmoins parmi les plus optimistes et réduisons quelque peu nos
prévisions bénéficiaires à 1,42 EUR et 1,48 EUR par action pour 2006 et 2007
(contre respectivement 1,5 EUR et 1,62 EUR auparavant). L’action reste bon
marché et à l’achat. · Cisco (19,56 USD ; +13,5%),
l’ex-égérie de la nouvelle économie et producteur d’équipements pour réseaux
informatiques, redresse la tête avec, pour le quatrième trimestre de l’exercice 2005/06,
un bénéfice par action en hausse de 0,01 USD à 0,25 USD et ce, malgré 0,03 USD
de charges liées à la comptabilisation des coûts de stock options. Surtout,
le management relève ses prévisions de chiffre d’affaires à 10-15% pour
l’exercice en cours. Nous relevons également nos prévisions mais le cours s’est
ajusté directement. Il reste trop cher, selon nous. Vendez. · Plongeon du
cours de l’action Commerzbank (26,22 EUR ; -6,9%). La
banque allemande a fait état d’un bénéfice par action semestriel en hausse de
62%, grâce à son pôle de banque d’affaires. Mais la Bourse s’attendait à
encore mieux : la déception s’est centrée sur les prêts aux PME, un secteur
jugé important pour la croissance future. Limitez-vous à conserver cette
action correctement évaluée. · Malgré la hausse des prix des matières
premières, la direction de GM (30,61 USD ; -1,5%) a fait savoir
que son programme de réductions des coûts restait d’actualité. Rassurant dans
le contexte du redressement en cours du groupe. Achetez cette action bon
marché mais soyez conscient de son risque élevé · Le géant de l’informatique
IBM (75,74 USD ; -0,2%) poursuit sa stratégie
d’acquisitions dans les logiciels en achetant FileNet (gestion de documents
numériques). Bien vu, selon nous. Conservez cette action correctement
évaluée. ·
Fort de la
solidité de ses activités d’assurance, le néerlandais ING (32,31
EUR ; -0,8%) a publié des chiffres meilleurs qu’attendus au titre du
deuxième trimestre avec un bénéfice par action en hausse de 29%. Nous relevons
nos prévisions bénéficiaires à 3,59 EUR et 3,7 EUR par action pour 2006 et 2007
(contre respectivement 3,46 EUR et 3,59 EUR auparavant). L’action reste bon
marché. Achetez. · La pression des produits génériques est désormais
très forte sur Sanofi-Aventis (67,80 EUR ; -4,6%). Sandoz, la filiale
générique de Novartis vient de demander aux USA l'autorisation de commercialiser
une copie du Lovenox (2ème médicament du groupe Sanofi). Apotex vient pour sa
part de lancer la commercialisation de sa version générique du Plavix (1er
médicament du groupe français) bien que la justice puisse éventuellement le
condamner pour violation de brevet. Sanofi-Aventis semble avoir fait preuve de
crédulité à ce sujet. L'action est chère. Vendez.


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Stop loss
Une action est en baisse. Vous lui
faites encore confiance, mais pas à tout prix. En dessous de, par exemple, 50
EUR, la perte deviendrait trop lourde. Un stop loss à 50 EUR vous permet de ne vendre que si l’action descend jusqu’à
ce cours.
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Green Shoe
Lors d’une entrée en Bourse, si le
prospectus fait mention d'un green shoe, c’est que la possibilité existe,
pendant un certain temps et selon certaines modalités, de présenter, après
l'introduction, un paquet supplémentaire d'actions, en cas de demande
importante. Le terme vient de l'entreprise américaine Green Shoe Corporation
qui a utilisé pour
la première fois la technique.
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