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InBev (08 sept 2006)
Acquisitions
bien digérées
Un bon trimestre, avec des résultats inattendus en Europe, nous
permet de relever nos prévisions. Mais l’action reste chère.
VENDEZ.
Le deuxième trimestre a été meilleur que
prévu : sur base comparable, les volumes vendus grimpent de 5,9 %, le
chiffre d’affaires de 8,3 % et le bénéfice par action de 20 %. En
Amérique latine, la croissance dépasse encore la moyenne du groupe et en Europe
de l’Ouest, contre toute attente, les volumes vendus sont en légère hausse (croissance interne de 2,4 %) et
la réduction des coûts est en avance. Le même contrôle des coûts se retrouve
d’ailleurs partout dans le groupe. Au total, grâce aussi à des effets de change
favorables, la rentabilité
opérationnelle (hors amortissements) atteint déjà l’objectif fixé pour 2007.
Le bilan de l’élargissement du groupe des dernières années s’annonce donc
positif. Mais la réduction des coûts finira par montrer ses limites :
Inbev devra alors prouver que sa politique commerciale, dans laquelle il
investit encore, tient la route face à la concurrence. A moins qu’il ne se lance
dans de nouveaux rapprochements, avec les risques que cela comporte, tant au
niveau du prix à payer que de la complexité à gérer les intégrations. Dans
l’attente, au vu du bon résultat trimestriel, nous relevons
nos prévisions de bénéfice par action à 1,90 EUR pour 2006 (contre
1,70 auparavant) et à 2,25 EUR pour 2007, contre 2,10).
Cours au moment de l'analyse : 41,95 EUR
Le groupe InBev est issu du
rapprochement (en 2004) du belge Interbrew et du brésilien Ambev; premier
brasseur mondial en volumes produits, il détient une part de 14 % du marché
mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Jupiler, Beck’s,
Brahma….


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