Au deuxième trimestre, le bénéfice par action a gagné
34,3 % par rapport à un an plus tôt, grâce à la banque de financement et
d'investissement (70 % du profit total). Pourtant, cette division a un
peu déçu : au contraire de ses pairs, elle a subi une perte dans le
courtage actions pour compte propre, alors même que le groupe tente de
développer cette activité, pour être moins tributaire de l’activité
obligation qui sera tôt ou tard affectée par la hausse des taux. La
division promet d’assurer encore la croissance future du groupe mais la banque
cherche malgré tout à réduire sa dépendance à cette activité, assez volatile, en
se renforçant en banque de détail en Allemagne : elle a ainsi
racheté Berliner Bank (banque publique) et Norisbank (crédit à la consommation).
Nous restons néanmoins sceptiques face à ces acquisitions car si elles aident à
augmenter les parts de marché en Allemagne, elles sont insuffisantes pour
dégager des économies d'échelle. De plus, elles se paient cher, vu la
concurrence rude qui sévit pour l’acquisition des banques publiques allemandes.
Nous laissons dès lors nos estimations de bénéfice par action inchangées à
11,80 EUR pour 2006 et 11,98 EUR pour 2007.