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EADS (05 oct 2006)
L’A380 met du
plomb dans les ailes
Retard de production de l’A380 et restructuration coûteront
cher au groupe. Et d’autres zones d’ombre subsistent pour l’avenir. Mais
l’action est toujours correctement évaluée. CONSERVEZ.
Airbus a annoncé pour les livraisons de son
nouvel avion A380 un retard de deux ans sur le calendrier initial. Pour EADS,
actionnaire d’Airbus à 80 %, les conséquences seront lourdes : manque
à gagner, surcoûts et pénalités de retard écrèmeront le résultat opérationnel de 6 EUR par action au total, de 2006 à
2010 (selon le groupe). EADS lance dès lors une difficile restructuration, pour
tenter de générer des liquidités et compenser en partie les pertes accumulées.
Il devra en outre beaucoup investir pour rattraper le retard d’Airbus sur son
rival Boeing en termes de productivité. La direction estime que pour y parvenir,
tout en poursuivant le développement de ses autres appareils, il lui faudra 15
ans. Pour l’heure, la situation financière du groupe n’est pas en péril et le
dividende de 0,65 EUR devrait être maintenu. Pour l’avenir néanmoins, des
risques de nouvelles pertes planent : annulations de commandes suite au
retard de livraison, surcoûts pour le développement d’autres appareils (A400M et
A350XWB). S’ils devaient se matérialiser, la situation deviendrait plus
problématique. Nous réduisons nettement nos prévisions de bénéfice par action à
1,20 EUR pour 2006 et à 1,70 EUR pour 2007.
Cours au
moment de l'analyse : 21,71 EUR
EADS est un groupe européen
présent dans l'industrie aéronautique civile, spatiale et
militaire.


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