Arcelor et Mittal vont fusionner, de sorte que Mittal Steel prend
place dans notre sélection. Les deux entités présentent un plan industriel
prometteur et une séduisante politique de dividende. Mais certains risques
inhérents à la fusion subsistent. Titre correctement évalué.
CONSERVEZ.
Selon la prudente estimation des deux groupes, la
fusion devrait dégager d’ici 2008 une économie de 1,3 milliard d’euros, soit,
selon nos calculs 0,90 EUR par action (avant impôts), grâce à l’achat
commun de matières premières, aux synergies opérationnelles etc. Mais la fusion
vise surtout à développer l’activité. Pour suivre ses gros clients (surtout les
constructeurs auto), le groupe veut augmenter sa production dans les zones plus
dynamiques : Europe de l’Est et Amérique latine (surtout le Brésil). La
nouvelle entité sera n°1 mondial de l’acier, avec une bonne diversification
géographique, ce qui lui permettra d’influencer les prix de vente et d’offrir à
sa rentabilité une bonne résistance aux variations économiques. Et l’actionnaire
en profitera : 30 % des profits seront distribués et un dividende de
1,04 EUR brut sera garanti. Mais compte tenu du danger potentiel que
renferme une telle fusion, nous portons le coefficient de risque l’action à 4. Nous prévoyons un bénéfice par
action 2006 de 4,20 EUR. Pour 2007, compte tenu d’une possible baisse
modérée des prix de vente, nous prévoyons 4,30 EUR.