InBev (13 nov 2006)
Brillante rentabilité
(tenable ?)
Forte performance au troisième trimestre, mais des
ombres au tableau pour l’avenir. Action chère. VENDEZ.
Le résultat du troisième trimestre
impressionne. Certes, le chiffre d’affaires déçoit un peu, en hausse de 7 %
(base comparable), grâce encore à l’Amérique Latine et l’Europe de l’Est. Mais
le groupe gagne avec de l’avance son pari d’améliorer sa rentabilité : la marge opérationnelle dépasse largement les attentes, de sorte que le
bénéfice par action gagne 34 %, suite notamment à un contrôle des coûts
efficace. Nous relevons dès lors nos prévisions de bénéfice par action à
2,30 EUR pour 2006 (contre 1,90 auparavant) et à 2,60 EUR pour 2007
(contre 2,25). Mais, à côté de cela, des signes de fragilité surgissent. Dans
les régions matures, les volumes de ventes baissent (Europe de l’Ouest :
-2,5 %; Amérique du Nord : -2,4 %), ce qui pourrait nécessiter de
nouvelles et coûteuses restructurations. D’autre part, la croissance des volumes
de ventes ralentit pour les marques mondiales (Brahma, Stella Artois,
Beck’s et Leffe) : +2,9 % au troisième trimestre, contre +6,6 %
au deuxième trimestre et +8,8 % au premier trimestre. La concurrence étant
rude, le groupe sera-t-il capable de faire croître durablement son
activité ? Ne deviendra-t-il pas trop dépendant des pays émergents, dont on
connaît la fragilité ? De plus, la réduction des coûts ne pourra pas se
poursuivre à ce rythme à l’infini. Le prudence est donc de mise.
Cours au moment de l'analyse :
46,19 EUR
Le groupe InBev est issu du rapprochement
(en 2004) du belge Interbrew et du brésilien Ambev; premier brasseur
mondial en volumes produits, il détient une part de 14 % du marché mondial.
Parmi ses marques phare : Stella Artois, Jupiler, Beck’s, Leffe,
Brahma….


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