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Cadbury
Cadbury Schweppes (20 nov 2006)

Notre sélection accueille l’action du britannique Cadbury Schweppes, le n°1 mondial de la confiserie et n°3 des boissons non alcoolisées. Le groupe gère de multiples marques fortes et dégage une rentabilité élevée.
Le titre, bon marché, semble promis à un bel avenir.
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Cours au moment de l'analyse : 541,50 pence

Vous consommez du Cadbury !
Cadbury réalise 2/3 de son chiffre d’affaires dans la confiserie : barres chocolatées, chewing gums, bonbons, etc. Parmi ses nombreuses marques, de très fortes : Dairy Milk, Trident ou Stimorol. Mais si vous dévorez un Lion, un Carambar, un Malabar ou un Crispy Crunch, que vous mâchez un V6, un Bazooka, un Beldent ou sucez une Mentos, vous consommez aussi du Cadbury. Le groupe occupe 10 % du marché mondial et sur quasi la moitié des gros marchés mondiaux, il est premier ou deuxième, devant Nestlé et Kraft. Un statut acquis ces dernières années tant par une forte croissance interne que par acquisitions. Ainsi, en 2003, le rachat d’Adams (avec la marque Trident) l’a solidement renforcé dans les gommes à mâcher.
Mais après avoir englouti une confiserie, il faut se désaltérer ! Un tiers des ventes de Cadbury provient de boissons non-alcoolisées, gazeuses ou non (limonade, eau, jus de fruits), avec aussi des marques aussi prestigieuses que nombreuses : il y a bien sûr Schweppes et tous ses dérivés plus ou moins fruités, mais aussi 7 UP et Dr Pepper, ainsi que le fameux Canada Dry, l’eau San Benedetto ou encore le jus Sunkist. Début 2006, le groupe a cédé certaines de ses marques en Europe de sorte que ses ventes de liquides se concentrent surtout sur l’Amérique du Nord et l’Australie. Sur l’île des antipodes, il occupe la deuxième marche du podium; aux USA, il est troisième, derrière Coca-Cola et PepsiCo, et il détenait en 2005 17 % de parts du marché américain.

Douceurs fécondes
Les produits Cadbury n’ont rien de sophistiqué mais la notoriété des marques qui les identifient est telle qu’elle assure une très belle rentabilité.
Les boissons offrent une marge opérationnelle de 25 %, malgré la domination des deux autres occupants du podium mondial, Coca-Cola et PepsiCo, et génèrent 50 % des bénéfices.
La confiserie dégage des marges opérationnelles moyennes de 13 à 14 %, ce qui est très honorable, vu la concurrence acharnée dans ce secteur. Certes, à court terme, un recul est à craindre car le marché anglais (15 % des ventes de confiserie) a souffert des chaleurs de l’été et en juin, plus d’un million de barres chocolatées ont dû être rappelées (risque de contamination à la salmonelle). Mais ce dernier élément est temporaire et même si le marché anglais de la confiserie pourrait ne plus être aussi important qu’auparavant (évolution du comportement des consommateurs), Cadbury pourrait y gagner des parts (grande diversification de produits, innovations). Nous ne changeons dès lors pas nos perspectives de long terme.

Gourmand à bon escient
Cadbury a beau être présent sur des marchés matures, il ne néglige pas pour autant son développement et poursuit un plan ambitieux et cohérent. Sa croissance interne est de 3 à 5 % l’an, soit conforme à celle de l’économie mondiale, grâce au dynamisme des pays émergents et en voie de développement, qui compense la progression modérée des pays occidentaux. Mais le groupe ne compte pas en rester là et pense à la croissance externe pour renforcer son leadership en confiserie. Et il en a les moyens. Financièrement plus sain depuis la cession de marques de boissons en Europe, Cadbury dispose d’une belle marge de manœuvre pour réaliser des acquisitions, sans risque pour son bilan. Et par le passé, il a prouvé que ses acquisitions, pas trop cher payées, étaient suivies de belles rentabilités. En outre, Cadbury entend miser plus encore sur des segments à plus fort potentiel de croissance, comme p.ex. les chewing-gums, où il est déjà très présent. Grâce à des innovations constantes (sans sucre, blanchissants, etc.), ce secteur croît plus vite que les chocolats et les bonbons. Un essor dont Cadbury compte profiter dès 2007 à travers la commercialisation de sa marque phare Trident sur le marché britannique.

La friandise de l’actionnaire
Dans son plan stratégique, Cadbury prévoit de faire croître encore sa rentabilité. Toutefois, pour 2006, compte tenu d’un taux d’imposition en hausse et des problèmes du marché britannique, nous prévoyons une baisse du bénéfice par action, hors éléments non récurrents, à 27,65 pence (contre 33,23 pence en 2005 sur base comparable). Pour 2007, nous escomptons un retour à la croissance et un bénéfice en hausse de 5 % à 29,02 pence par action, grâce notamment au lancement de Trident au Royaume Uni. Et les actionnaires ont de quoi avoir l’eau à la bouche. Conforté par sa forte situation financière, Cadbury s’engage à faire progresser plus encore son dividende. Après une hausse moyenne de 4,7 % l’an ces 8 dernières années et un dividende attendu de 14,00 p. brut pour l’exercice 2006 (soit un rendement de ±2,6 %, un des plus élevés du secteur), nous tablons pour la période 2006-2008 sur une hausse de 7 % l’an. Tant d’éléments qui justifient selon nous de ne pas vous priver : offrez vous un «Cadbury Schweppes». C’est votre portefeuille qui a toutes les chances d’en retirer de l’embonpoint !



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