GBL (11 déc 2006)
La trésorerie
reste gigantesque
La lourde trésorerie ne rapporte
guère mais le holding s’appuie sur des participations correctement évaluées.
L’action n’est pas encore chère. CONSERVEZ.
Le résultat du troisième trimestre perd
53 %, à 0,27 EUR par action. En cause, la cession de la participation
dans Bertelsmann. GBL ne bénéficiant plus des profits de ce groupe, son résultat
dépend à présent surtout des dividendes de grosses participations (Total, Suez
et Lafarge; ensemble 71 % de la valeur intrinsèque). Car si la cession a fortement accru la
trésorerie du holding (elle atteint ±3,5 milliards d’euros, soit
21,5 % de sa valeur intrinsèque), comme prévu, la rémunération de celle-ci
ne compense que partiellement le manque à gagner sur les profits de Bertelsmann.
Et cette trésorerie est source d’une certaine incertitude : que GBL va-t-il
en faire ? D’autant qu’elle pourrait encore s’accroître : le possible
rapprochement entre Suez et GDF pourrait générer un dividende qui pourrait
atteindre 300 millions d’euros pour GBL. Toutefois, pour l’instant, GBL
accroît encore sa participation dans Lafarge (109,90 EUR;
conservez), lequel tire
profit de sa réorganisation (rachat des minoritaires aux USA, vente des
activités toitures). Depuis début 2006, la participation de GBL est passée de
3,4 à 13,2 % et le cours de Lafarge a pris 50 %. La décote actuelle de GBL est de ±23 % et
nous tablons toujours sur un bénéfice 2006 record de 20,80 EUR par
action.
Cours au moment de l'analyse : 87,50
EUR
Holding belge. Sa valeur est déterminée, pour
l’essentiel par ses investissements dans Total, Suez , Lafarge et
Imerys.


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