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AstraZeneca (21 déc 2006)
Fin d’année
pas très joyeuse !
Après une série de tuiles, nous réduisons nos espoirs de
profits à moyen terme. Mais malgré sa chute, le titre reste correctement
évalué. CONSERVEZ.
Comme les trimestres précédents, le troisième trimestre a
affiché un résultat supérieur aux attentes : chiffre d’affaires en hausse
de 13 % et bénéfice par action bondissant de 33 %. Mais c’était la
dernière bonne nouvelle en date, car les perspectives à plus long terme, déjà
plus très encourageantes (échec de plusieurs projets), sont assombries encore
par une succession de mauvaises nouvelles. D’une part, suite aux résultats
décevants de la phase III du développement, le Cerovive (accidents vasculaires
cérébraux), précédemment considéré comme un futur blockbuster, a été abandonné.
D’autre part, le concurrent générique du Toprol (attendu depuis début d’année)
est arrivé sur le marché. Ensuite, le groupe émet des doutes quant au succès du
développement d’un médicament contre l’artériosclérose. Et pour ne rien
arranger, le Nexium (près d’1/5 de ses ventes) a perdu un brevet en Europe, ce
qui permet le lancement d’un générique dès 2010 (au lieu de 2014) et fragilise
les brevets américains (firmes de génériques incitées à aller devant les
tribunaux dans l’espoir de lancer des copies en 2008/2009). Nous maintenons
néanmoins notre prévision de bénéfice par action à 210 p. pour 2006 et
220 p. pour 2007, mais réduisons nos attentes à plus long terme.
Cours au moment de l'analyse :
2735 pence
Astrazeneca est un des 10 plus gros groupes pharmaceutiques au
monde, né en 1999 de la fusion des sociétés Astra (Suède) et Zeneca
(Royaume-Uni).


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