Hors plus-value de cession et charges de restructuration,
le bénéfice par action de Pfizer a reculé de 12 % au quatirème trimestre. C’est
conforme aux attentes. Mais face à un chiffre d’affaires stagnant (Pfizer sera
prochainement confronté à de nouvelles pertes de brevets), à des frais
opérationnels en augmentation et à l’échec récent autour du développement du
Torcetrapib (médicament contre le cholestérol), la poursuite de la
restructuration initiée en avril 2005 – laquelle prévoyait déjà quatre milliards
de dollars d’économies d’ici 2008 (+/- 0,55 USD/action avant impôts) – est bien
nécessaire.
Arrivé en
juillet 2006, le nouveau directeur général veut ainsi sur la même période
réduire les coûts de deux milliards de dollars supplémentaires. Pour y arriver,
les effectifs commerciaux seront réduits de 20 % et plusieurs sites de
productions et de R&D seront fermés. Ces objectifs d’économies seront selon
nous atteints. Fin 2006, le groupe avait déjà dépassé ses prévisions de 30 %.
Par contre, son objectif particulièrement ambitieux de lancer six nouveaux
médicaments par an à l’horizon 2011 (quatre développés en interne et deux via
des partenariats) est plus délicat. Certes, le groupe dispose d’une trésorerie
abondante qui permettra de faire des acquisitions ciblées (sans doute en
biotechnologie) et d’investir dans des programmes de recherche externes.
Espérons toutefois que Pfizer ne paiera pas le prix fort. L’expérience récente a
par ailleurs montré que la recherche pharmaceutique est semée d’embûches. En
attendant, l’actuel rendement sur dividende (4 %) compense selon nous
suffisamment ces incertitudes.
Cours au moment de l'analyse : 26,82
USD
A coup d’acquisitions l’américain Pfizer est
devenu le plus gros laboratoire pharmaceutique mondial.