Le potentiel d’Unilever pourrait être mieux exploité mais le
redressement ne sera guère aisé. L’action est correctement
évaluée.
CONSERVEZ.
Alors que la croissance
interne en 2006 est restée limitée à 3,8 %, le bénéfice par action a
augmenté de 11 %, hors cessions. Un chiffre honorable, certes, mais qui
s’explique surtout par des éléments non récurrents et une fiscalité plus
favorable. Le repli des marges
opérationnelles sur les continents européen et américain et leur surplace en
Asie a par contre de quoi interpeller. En cause, surtout, une hausse des prix de
certaines matières premières - à peine compensée par les gains de productivité
et la légère hausse des prix de vente- et de lourds investissements dans les
infrastructures et le marketing, indispensables pour relancer la croissance.
Résultat : l’impression d’une restructuration perpétuelle qui tarde à porter ses
fruits. Le nouveau président – indépendant – attendu en mai devra donc
s’atteler, avec la direction, à trouver de nouvelles économies de coûts dans un
groupe toujours trop bureaucratique malgré la simplification de la structure.
Des mesures plus efficaces seront aussi nécessaires pour mieux armer certaines
marques phare comme Knorr, Becel, Dove, etc. face à la concurrence. Après un
bénéfice par action de 1,65 EUR (après gains exceptionnels) en 2006, nous misons
sur 1,33 et 1,45 EUR en 2007 et 2008.