L'Oréal (05 mars 2007)
Les bénéfices sont confortables et les ambitions maintenues,
mais à ce niveau de cours, aucun faux pas n’est permis. Action
chère. VENDEZ.
Résultat 2006 sans surprise : croissance interne du chiffre
d’affaires de 5,8 %, bénéfice par action accru de 15 % et dividende
augmenté de 18 % à 1,18 EUR brut. La marge opérationnelle a progressé
partout, notamment grâce à une belle hausse de productivité des usines
(+20 % de 2003 à 2006). Pour l’avenir, l’Oréal ne manque pas
d’ambition : alors que la hausse de ses ventes 2006 dépasse déjà d’1 %
la hausse globale de son marché, il vise pour 2007 une croissance plus forte
encore (6 à 8 %). Pour y parvenir, il acquiert régulièrement de petits
acteurs, notamment dans les cosmétiques écologiques (Body Shop, Sanoflore…),
pour profiter de leurs compétences et renforcer son potentiel d’innovation,
indispensable pour affronter la concurrence. Il se renforce aussi dans les pays
émergents, pour bénéficier de leur dynamisme (les classes moyennes et aisées s’y
font plus nombreuses) et pour mettre la main sur des traditions locales,
réutilisables ailleurs. Côté finances, la dette a grimpé suite à l’achat de Body
Shop, mais pas de façon catastrophique, le groupe génère assez de liquidités et
pourrait si nécessaire vendre sa participation dans Sanofi-Aventis. Nous tablons
sur un bénéfice par action de 3,42 EUR en 2007 et de 3,75 EUR en 2008.
Cours
au moment de l'analyse : 77,95 EUR
L’Oreal est le leader mondial des cosmétiques,
tant pour le grand public que les professionnels. Il réalise la moitié de son
chiffre d’affaires en Europe et connaît de belles croissances en Amérique du
Nord et dans les pays émergents.


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