InBev (05 mars 2007)
Parcours sans faute depuis la fusion d’Interbrew et Ambev. Mais la
croissance devrait ralentir et le cours, porté par des rumeurs de fusion, est
trop élevé. Titre cher. VENDEZ.
En 2006, le groupe a dépassé ses objectifs fixés lors de la
fusion avec Ambev. Le chiffre d’affaires gagne 8 % (base comparable) et le
bénéfice par action 54 % à 2,32 EUR (très bon 4e trimestre).
D’une part, le groupe parvient encore à croître plus rapidement que son secteur,
grâce à sa forte implantation en Amérique Latine. D’autre part, un strict
contrôle des coûts lui permet de relever sa rentabilité et d’atteindre avec un
an d’avance son objectif pourtant ambitieux (même hors effets de change). Le
dividende grimpe quant à lui de 50 % à 0,54 EUR net. Mais un tel
rythme n’est à notre avis pas tenable, notamment à cause de la hausse des prix
de certaines matières premières, dont l’orge (les surfaces de culture diminuent
au profit du biodiesel). Par ailleurs, des rumeurs évoquent une fusion avec le
n°3 mondial du secteur, l’américain Anheuser-Busch, avec lequel Inbev entretient
déjà des partenariats de distribution. Reste à voir à quelles conditions elle se
ferait et si le projet ne sera pas compromis par des problèmes au niveau de la
direction, chacun voulant préserver son pouvoir. Dans l’attente, nous maintenons
nos prévisions de bénéfice par action à 2,60 EUR pour 2007 et 2,90 EUR
pour 2008.
Cours
au moment de l'analyse : 52,93 EUR
Le groupe InBev est issu du
rapprochement (en 2004) du belge Interbrew et du brésilien Ambev; premier
brasseur mondial en volumes produits, il détient une part de 14 % du marché
mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Jupiler, Beck’s,
Brahma….


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