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Michelin (21 mars 2007)
Convoite de meilleures
marges
Après un résultat 2006 respectable le français se
montre audacieux et veut faire grimper sa rentabilité. Un espoir dont le cours
tient déjà compte. Action chère. VENDEZ.
A l’occasion du récent salon de l’auto de Genève, Michelin a
confirmé les objectifs déjà divulgués en septembre. Au vu des bons résultats
2006, nous sommes plus confiants dans sa capacité à les rencontrer. Le bénéfice opérationnel 2006 est en
effet resté quasi stable par rapport à 2005. Et même si le chiffre d’affaires a
connu dans le même temps une hausse de 5,1 %, cela reste une performance
honorable, compte tenu de la morosité du secteur et de la hausse de certains
coûts de production. D’ici 2010, Michelin compte augmenter sa production
dans les pays émergents et faire passer la croissance de ses volumes vendus à
plus de 3,5 % par an (en 2006, elle ne fut que de 0,7 %). Il vise en
outre une marge bénéficiaire de 10 % minimum (contre 8,2 % en 2006).
Pour l’atteindre, il poursuivra la baisse de ses coûts (1,7 milliard d’économies
d’ici fin 2010, soit un montant supérieur au bénéfice opérationnel 2006) et
consacrera les 2/3 de cette somme à des rabais, pour faire face à la
concurrence. Un programme certes nécessaire, dont l’objectif de marge nous semble ambitieux,
mais accessible. Nous prévoyons un bénéfice par action de 5,50 EUR en
2007 et de 6,40 EUR en 2008.
Cours au moment
de l'analyse : 76,57 EUR
Numéro un mondial du pneu, le français Michelin
produit et commercialise des pneus pour l'automobile (environ 20 % du marché
mondial), les poids lourds, les engins de terrassement/construction... Il édite
également des guides touristiques et gastronomiques. Environ la moitié de son
chiffre d'affaires est réalisée en Europe.


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