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Adidas (23 mars 2007)
Reebok casse
le rythme
L’intégration de Reebok pose quelques soucis, ce dont compte
bien profiter le concurrent Nike. Action chère. VENDEZ.
Après l’effervescence de 2006 liée à la Coupe du Monde de football et aux espoirs
placés dans l’acquisition de l’américain Reebok, Adidas a du mal à
convaincre. Certes, en 2006, son chiffre d’affaires a gagné 14 % (base comparable, sans tenir
compte de Reebok) et son bénéfice par action a grimpé de près de
16 %, à 2,37 EUR. Mais l’intégration de Reebok (+:- 25 %du chiffre d'affaires)
s’avère plus ardue que prévu : ses ventes et ses commandes sont faibles,
sous la pression de la concurrence qui fait rage aux USA. Des efforts
supplémentaires doivent donc être consentis dans ce sens. Et dans le même temps,
Adidas doit améliorer sa rentabilité globale, notamment via des synergies de
coûts avec Reebok. Le succès à moyen terme de l’aventure américaine est donc
loin d’être assuré. Et Nike, n°1 américain et mondial du secteur, entend bien en
profiter : il lance un ambitieux plan de développement, pour accroître son
chiffre d’affaires mondial de plus de 50 % d’ici 2011, et qui passera par
une guerre marketing sans merci. A moins que, comme l’a évoqué la rumeur, il ne
lance plutôt une offre sur Adidas… C’est néanmoins peu probable selon nous,
compte tenu des réglementations anti-trust. Nous prévoyons un bénéfice par
action de 2,70 EUR en 2007 et de 3,30 EUR en 2008.
Cours au
moment de l'analyse : 38,81 EUR
Le groupe
allemand Adidas est le numéro 2 mondial de l’équipement sportif, derrière
l’américain Nike. Par l’acquisition de Reebok, il cherche à se développer
davantage aux Etats-Unis et en Asie.


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