Très bonne année 2006 : après un recul au 1er semestre, les
marges ont redémarré au second, malgré la hausse de prix des matières premières
et de l’énergie. Pour un chiffre d’affaires en hausse de 5 %, le bénéfice
par action gagne 5,5 % à 6,62 EUR (nous prévoyions 6,45). Certes, il
profite d’un taux de taxation avantageux qui ne se renouvellera pas en 2007,
mais cela reste une performance. Car le groupe (et ses joint-ventures) réalisant
encore 51 % des ventes sur des marchés en recul (Europe, USA), il prouve
qu’il récolte le fruit de sa stratégie : focus sur ses produits les plus
rentables et investissement massif dans les pays émergents (47 % des
ventes), où il profite des délocalisations de ses clients et du développement du
marché local. Mais sur ces marchés (e.a Chine), le risque de surcapacité guette
et aujourd’hui déjà, en Amérique latine, prix et marges subissent la pression
de, l’importation asiatique. Néanmoins, le groupe, traditionnellement prudent,
annonce un bon début d’année 2007 et procède à des rachats d’actions+ (3 % d’actions détruites en 2006, déjà
2,6 % rachetées en 2007). Nous tablons dès lors tout de même sur un
bénéfice par action 2007 en légère progression à 6,90 EUR et sur
7,10 EUR en 2008.