Hors dérapage des matières premières, Michelin devrait être en mesure
d’atteindre ses objectifs de rentabilité de moyen terme. Mais le cours de
l’action en tient largement compte. Action chère.
VENDEZ.
Michelin signe un bon début d’année en publiant un chiffre d’affaires pour le
premier trimestre de 4,2 milliard EUR, un peu au-dessus des attentes. Mais plus que ce
montant, c’est sa hausse de 5,5% qui a retenu l’attention compte tenu d’un
impact de changes négatif (-3,6 %) lié e.a. aux dépréciations, par rapport à
l’euro, des dollars américains et canadiens ainsi que du peso mexicain. Cette
amélioration a été rendue possible par la hausse importante des volumes (+4,9 %)
et des prix (+4,4 %). Cette dernière témoigne de la faculté du groupe de
répercuter sur ses clients la revalorisation des matières premières. Cette
capacité du groupe sera de nouveau utile cette année selon nous. Car même si la
direction continue de tabler sur un impact neutre des prix matières premières
sur ses coûts de production, les actuelles tensions sur certaines matières comme
le caoutchouc naturel pourraient devoir justifier de nouvelles hausses des prix.
Conjugués aux baisse de coûts attendues, ces premiers bons chiffres pour 2007
crédibilisent un peu plus les objectifs de rentabilité du groupe pour 2010. Nous
maintenons nos prévisions de bénéfice par action pour 2007 et 2008 à
respectivement 5,5 et 6,4 EUR. Action chère sur ces bases.