Inbev (14 mai 2007)
Bon début d’année pour le brasseur, mais ces derniers mois, la Bourse
avait anticipé. L’action est trop chère. VENDEZ.
Le 1er trimestre surprend à nouveau
agréablement : sur base comparable, le chiffre d’affaires gagne 9 % et
le bénéfice par action bondit de 44 %. C’est grâce à de meilleures volumes
de ventes que prévu en Europe de l’Est (+22,7 %) et en Amérique Latine, où
le 1er trimestre correspond à la saison chaude (+11,4 %).
C’est aussi suite aux substantielles économies obtenues de la grande rigueur
budgétaire appliquée en Europe de l’Est et en Corée du Sud. Inbev croît donc
toujours plus vite que son secteur. Sur le reste de l’année néanmoins, même s’il
surpassera encore ses pairs, sa croissance devrait ralentir car la situation
reste difficile en Europe Occidentale et en Amérique du Nord (baisse d’activité
de respectivement 1,1 et 2,3 %) et le coût des matières premières reste
élevé. Quant aux rumeurs de combinaison avec Anheuser-Busch (USA), non
confirmées par le groupe, elles tendent à s’évanouir. Le rapprochement avec le
brésilien Ambev ne datant que de 3 ans, il est sans doute trop tôt pour une
nouvelle opération d’envergure. Ce qui n’exclut pas pour autant, vu la bonne
santé des finances, des acquisitions ciblées dans les pays émergents. Nous
relevons légèrement nos prévisions de bénéfice à 2,65 EUR par action en
2007 (contre 2,60 auparavant) et à 3,00 EUR en 2008 (contre 2,90).
Cours au
moment de l'analyse : 57,09 EUR
Le groupe InBev est issu du
rapprochement (en 2004) du belge Interbrew et du brésilien Ambev; premier
brasseur mondial en volumes produits, il détient une part de 14 % du marché
mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Jupiler, Beck’s,
Brahma….


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