Résultat rassurant pour l’exercice 2006/07
(clôturé le 31/03). Car s’il est en perte (-9,84 p. par action), ce n’est
que suite à une dépréciation d’actifs, acquis trop chers au tournant du
millénaire. Sur une base comparable, pour une croissance interne
du chiffre
d’affaires de 4,3 %, le bénéfice par action croît de 11,4 %. Si le
groupe a su préserver ses marges et générer encore de copieuses liquidités,
c’est grâce aux services innovants et aux réductions de coûts qu’il a multipliés
pour faire face à la maturité du marché d’Europe occidentale (encore ±80 %
du chiffre d’affaires). Il a ainsi pu gratifier ses actionnaires (rachats d’actions,
dividendes) et investir dans les pays émergents
(Turquie et, récemment, Inde) où la forte croissance locale lui permet d’afficher
une croissance interne des ventes de 20 %. Compte tenu des investissements
en cours et du climat toujours gris prévu en Europe en 2008,
le groupe prévoit pour un temps un frein sur la croissance du dividende (7 p. brut
prévus pour l'exercice en cours). Pas inquiétant selon nous à ce stade, vu la
bonne intégration des dernières acquisitions. Enfin, si certains tablent sur une
offre d’un autre opérateur ou d’un fonds d’investissement, nous ne spéculons pas
dans ce sens. Nous prévoyons un bénéfice par action de 10,8 p. pour
l’exercice en cours et de 11,6 p. pour le suivant.