Après avoir lancé deux avertissements sur
résultats depuis début 2007, le groupe a intensifié son plan de redressement axé
notamment sur une intensification des réductions de coûts. Il a déjà suscité des
mouvements sociaux qui compliquent son exécution (et restent à surveiller) mais
est indispensable selon nous, car le marché allemand reste très difficile (forte
concurrence, tant dans la téléphonie fixe que mobile). Le groupe a ainsi aussi
décidé de se séparer d’actifs non stratégiques (il a cédé ses activités internet
en Espagne). Il se renforce en outre à l’étranger (il va acquérir l’activité
mobile de France Telecom aux Pays-Bas). Dans ce cadre, sa stratégie aux USA, où
il a investi lourdement en 2006, semble justifiée : pour preuve, un acteur
américain de la mobilophonie vient d’être racheté à un prix élevé. Par ailleurs,
pour l’avenir, il n’est toutefois pas exclu que, après la baisse des tarifs
récemment imposée aux opérateurs pour le roaming (appels reçus à et envoyés de
l’étranger), de nouvelles mesures soient introduites (tarifs des SMS, séparation
des activités d’abonnement des autres services…).
Nous tablons sur un bénéfice par action de 0,82 EUR pour
2007 et de 0,87 EUR en 2008.