Près d’un an après le début de la bataille pour le rachat
d’Arcelor par Mittal, l’intégration progresse bien. En matière de synergies, le
groupe a six mois d’avance : fin juin, le montant de ces synergies aura
atteint 830 millions de dollars, sur les 1,6 milliard visés pour fin
2009. Une avance sur le calendrier que le groupe avait déjà soulignée lors de la
présentation de ses résultats et qui est grandement facilitée par
l’environnement positif dont bénéficie toujours le secteur sidérurgique. La
demande bien orientée, tant en Europe qu’aux USA, contribue en effet à soutenir
les prix de vente et donc la rentabilité. Fort de ce succès, Arcelor Mittal
poursuit son développement, pour prendre pied ou se renforcer dans des zones
économiquement dynamiques (principalement les pays émergents). Il pourrait
prochainement investir en Ukraine, tant dans la production d’acier que dans
l’extraction de minerai de fer, lequel pourrait être exporté vers ses usines
roumaines, tchèques ou polonaises.
Nous tablons sur un bénéfice par action de
4,70 EUR en 2007 et de 4,80 EUR en 2008, mais avec un cours proche des
50 EUR, l’action est chère.