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EADS (22 juin 2007)
La partie n’est pas encore
gagnée
Pluie de commandes chez Airbus, mais le véritable défi, c’est de redresser
durablement la rentabilité, mise à mal par l’A380. Action chère. VENDEZ.
Le salon aéronautique du Bourget fut fructueux pour Airbus
(filiale d’EADS; 62 % du chiffre d’affaires) : plus de 700 commandes
d’avions civils en une semaine, ce qui comble le retard accusé face à Boeing
depuis début 2007. Un niveau record, grâce à un marché porteur : d’ici
2025, la flotte civile mondiale devrait doubler de volume. Et l’A350 XWB, qui
devrait entrer en service en 2013 (3 ans plus tard que prévu) et se situe sur un
segment de marché prometteur, semble satisfaire les clients. Mais sur ce
segment, le 787 de Boeing jouit d’un avantage difficile à combler : il
entrera en service dès 2008 et son succès commercial est déjà sans précédent.
Concernant le plan de redressement en cours, la direction se dit confiante quant
à son objectif de réduction des coûts (2,64 EUR par action à partir de
2010). Mais rien n’est gagné selon nous. Car le fait que la direction soit
bicéphale (franco-allemande) complique la gouvernance, ne conduit pas toujours
aux bonnes décisions stratégiques et pourrait nuire à la bonne poursuite du
plan. De plus, la force de l’euro face au dollar menace toujours la rentabilité.
Pour 2007, nous tablons sur un piètre bénéfice par action (0,15 EUR),
pénalisé par les charges liées aux problèmes de l'A380. Pour 2008, nous misons
sur 1,50 EUR.
Cours au moment de l'analyse : 23,76
EUR
EADS est un groupe européen présent
dans l'industrie aéronautique civile, spatiale et de la
défense.


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