Le bénéfice du 2e trimestre est plus ou moins
conforme à nos attentes, mais uniquement grâce à des éléments fiscaux ponctuels.
Car le chiffre d’affaires (hors effets de change) n’a pas progressé et les
marges perdent 28 %. Les économies issues de la restructuration ne
compensent pas la hausse de prix des matières premières (aluminium, argent).
La plus grosse déception vient de l’activité healthcare (43 % du
chiffre d’affaires) : ses revenus (hors effets de change) grimpent
légèrement et elle gagne des parts de marché mais ses coûts restent trop élevés.
Selon nous, d’inévitables nouvelles mesures d’économie devront encore être
consenties.
Quant aux systèmes graphiques
(49 %), ils sont toujours en transition : l’essor du numérique ne
compense pas le déclin de l’analogique (lequel assure encore 22 % du
chiffre d’affaires de la division). De plus, la force de l’euro permet à la
concurrence (Kodak, Fuji) de gagner des parts de marché. Pour les prochaines
mois, nous craignons une nouvelle baisse des ventes.
Certes, nous sommes
depuis longtemps conscients que la restructuration n’est guère achevée mais ce
dernier résultat semble indiquer que le redressement sera plus lent encore que
prévu. Le groupe reporte d’ailleurs la cotation séparée de ses entités,
initialement prévue avant fin 2007, à l’été 2008. Vu
la stabilisation actuelle des prix des matières premières, nous maintenons notre prévision
de bénéfice par action (déjà très prudente) à 0,99 EUR par
action pour 2007. Pour 2008, comptant sur la poursuite de la baisse des charges
de restructuration et sur le décollage de nouveaux produits (e.a technologie inkjet),
nous tablons sur 1.47 EUR.