E.ON (27 août 2007)
Résultat semestriel tel que
prévu
L’allemand retombe bien sur ses pattes après l’échec de
sa fusion avec l’espagnol Endesa. Ses projets sont ambitieux. Titre correctement
évalué. CONSERVEZ.
Au premier semestre, le bénéfice par action,
gonflé par des éléments non récurrents, a gagné 26 %. Le résultat
opérationnel a quant à lui grimpé de 7 %, grâce au Royaume-Uni et à la
Scandinavie. Un résultat conforme à l’objectif du groupe pour l’ensemble de 2007
(5 à 10 %). Pour l’avenir, E.ON cherche à assurer sa croissance (contrariée
par l’échec de la fusion avec Endesa), il vise à l’horizon 2010 une hausse
moyenne du résultat opérationnel
de 10 % l’an et une hausse de ses capacités de production d’élec-tricité de
50 %. Pour y parvenir, il investira (de 2007 à 2010) quelque 60 milliards
d’euros, dont 10 milliards pour le rachat d’actifs obtenus en compensation du
retrait du dossier Endesa et l’essentiel pour développer ses positions en
Europe. Il regarde aussi vers la Turquie et vers la privatisation du secteur de
l’électricité en Russie, où il pourrait profiter de ses liens avec Gazprom. Un
plan de rachat d’actions
de 7 milliards d’euros (±8 % de sa
capitalisation boursière) est aussi lancé. Ces sorties de liquidités vont
améliorer son profil et réduire le risque de le voir se lancer dans des
acquisitions trop onéreuses. Nous tablons sur un bénéfice par action (hors
éléments non récurrents) de 8,10 EUR en 2007 et de 9,40 EUR en
2008.
Cours au
moment de l'analyse : 119,08 EUR
Actif à la fois dans l’électricité et
le gaz, E.ON occupe en Allemagne une position de leader, devant RWE. Il est le
deuxième producteur d’électricité au Royaume-Uni et est aussi bien implanté aux
Pays-Bas, en Scandinavie, en Suisse et en Autriche. En termes de capitalisation
boursière, il est actuellement le numéro deux mondial du secteur des services
aux collectivités, derrière le français EDF.


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