Comme pour beaucoup de sociétés du secteur,
l’action a souffert de la crise des subprimes. Mais Dexia rassure : sa
filiale FSA (refinancement de crédit aux USA) y est très peu exposée et au
contraire bien placée pour profiter des opportunités de refinancement qui
s’offriront au 2nd semestre. En outre, grâce aux performances de toutes les
activités, le 2e trimestre clôture sur un bénéfice par action meilleur que
prévu (+25,8 %, à 0,68 EUR). La dégradation de la qualité du crédit
étant très bien gérée, les provisions ont été réduites de
moitié par rapport à un an plus tôt; quant aux coûts, maîtrisés malgré
l'intégration de la filiale turque Denizbank, ils croissent moins vite que les
revenus. Aussi, Dexia procédant de plus à de nouveaux rachats d'actions, il
devrait selon nous dépasser son objectif
de croissance du bénéfice par action (10 % l’an jusqu'en 2009, hors plus-values
et éléments non récurrents). Nous relevons donc à nouveau nos estimations de
bénéfice par action à 2,45 EUR pour 2007 (contre 2,29 auparavant) et à
2,71 EUR pour 2008 (contre 2,55). Par ailleurs, même si l’actionnariat,
caractérisé par la présence d’un noyau stable (Arcofin, communes, Caisse des
dépôts et consignations) pourrait réduire les chances de succès d’une offre
hostile, Dexia reste une proie attrayante.