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DaimlerChrysler (06 sept 2007)
Le constructeur automobile allemand DaimlerChrysler a vendu 80 % de
sa filiale américaine de véhicule de gamme moyenne Chrysler, qui pesait
sur ses résultats. L’Assemblée générale extraordinaire du 4 octobre prochain se
verra ainsi proposer de renommer l’entreprise en Daimler AG. Le groupe
peut dès lors se concentrer sur ses activités les plus dynamiques et faire enfin
un geste pour ses actionnaires. Une bonne nouvelle, sans aucun doute, mais dont
le cours tient déjà compte. L’action est correctement évaluée. Ne nous conseillons pas
de l’acheter mais, si vous la détenez déjà, n’hésitez pas à la
CONSERVER
.
Très bon résultat trimestriel Au deuxième trimestre,
le résultat s’est avéré de grande qualité et meilleur qu’attendu. Pour la marque
Mercedes, malgré un chiffre d’affaires stable, la marge opérationnelle est passée de
5,5 % à 9,6 %, grâce aux véhicules plus rentables qui ont pris une
proportion plus importante dans le total des ventes et grâce aussi au programme
CORE, qui assure la baisse des coûts, au niveau de la production, des
assurances, etc. Dans l’activité poids lourds, la surprise est plus belle
encore. Malgré des ventes en recul de 18 %, la rentabilité progresse
substantiellement, grâce au plan de restructuration initié voici deux ans; elle
se rapproche ainsi de celle son rival européen Volvo. Enfin, autre bonne
surprise : la charge liée à la vente de 80 % de Chrysler a été
revue à la baisse (à 2,50 EUR par action contre 3 à 4 EUR estimés au
départ). Au total, si le bénéfice par action du groupe (en excluant le résultat
de Chrysler), recule de 20 %, à 1,35 EUR, c’est parce qu’au cours de
la même période en 2006, il avait bénéficié d’un important gain financier.
Répartition du chiffre d’affaires au premier semestre 2007 (hors
Chrysler)
Mercedes en vedette La vente de 80 % de Chrysler permet au
groupe de se recentrer sur ses activités les plus dynamiques, parmi lesquelles
l’automobile reste au premier rang, avec l’étoile de Mercedes. Pour
Mercedes, DaimlerChrysler compte atteindre cette année déjà une marge
bénéficiaire de plus de 7 % et la porter à 10 % avant 2010, ce qui
nous semble accessible. Il compte pour cela poursuivre ses efforts sur les coûts
et faire preuve de dynamisme commercial (pour assurer notamment le succès de la
nouvelle Class C et ses dérivés). Mercedes entend rester centré sur le
segment du luxe, dont le potentiel de croissance semble plus élevé que celui des
véhicules plus généralistes. S’il n’a guère profité de ce potentiel jusqu’ici
(sa part de marché en Europe a stagné ces dernières années), c’est suite à ses
déboires aux Etats-Unis avec Chrysler. A présent délivré de ce poids et
grâce à ses nouveaux modèles et à son souci de restaurer son image de marque,
écornée par des problèmes de qualité, il est en mesure de redémarrer. Certes,
les concurrents Audi, Lexus et BMW ne restent pas les bras
croisés, mais Mercedes peut selon nous reprendre à BMW sa couronne de
numéro un mondial du luxe, perdue en 2005.
Parts de marché de BMW et Mercedes en Europe
(en %)
Actionnaire choyé L’actionnaire a toutes les raisons de se réjouir
de la disparition d’un foyer de perte et de l’amélioration de la structure
financière qui s’ensuit. Car DaimlerChrysler va se retrouver à la tête de
copieuses liquidités (à la fin de l’année, elles se chiffreront à environ
15 milliards d’euros) et prévoit une amélioration de ses résultats 2008. Il
peut ainsi enfin choyer ses actionnaires, privés de rachats d’actions et de
hausse du dividende depuis 2002 : il lance un plan de rachat d’actions propres et
restituera de la sorte 7,5 milliards à ses actionnaires ces 12 prochains
mois; et selon nous, le prochain dividende sera aussi relevé, pour atteindre un
rendement brut de 2,6 %, soit légèrement supérieur à la moyenne du secteur
européen. D’autres plans ou un dividende exceptionnel sont aussi possibles
puisque, fin 2008, DaimlerChrysler devrait à nouveau détenir la même manne de
liquidités.
Nos prévisions A condition que l’euro ne s’envole pas face au
dollar, nous prévoyons des résultats et des dividendes en hausse :
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2006 |
2007 |
2008 |
2009 |
Bénéfice par action en EUR, hors
éléments non récurrents |
2,88 |
3,20 |
5,50 |
6,20 |
| Dividende en EUR. |
1,50 |
1,70 |
2,20 |
2,70
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Notre conseil A quelques encablures du salon
automobile de Francfort (du 13 au 23 septembre), DaimlerChrysler se présente
sous son meilleur profil : conquérant et dynamique. Mais ces qualités
seront bien nécessaires pour négocier le prochain grand défi des prochaines
années : les sévères normes anti-pollution et les gros investissements
qu’elles demanderont. En outre, depuis l’annonce de la cession de
Chrysler (fin 2006), le cours a vigoureusement rebondi. De la sorte,
malgré le relèvement de nos prévisions, l’action est à ce stade correctement
évaluée. Conservez.


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Coefficient beta
Le coefficient beta
est un indicateur de la volatilité d'une action. Les grandes actions ont
généralement un beta proche de 1. Plus le coefficient s'éloigne de 1,
plus l'action réagit de manière volatile par rapport à la moyenne. Un beta
de 1,16, par exemple, signifie que la volatilité de l'action est de
16 % supérieure à la moyenne de référence.
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Indice return
On appelle indice
return un indice boursier qui prend en compte à la fois l'évolution des
cours et les dividendes. Ce type d’indice informe donc de ce que l'investisseur
a en moyenne gagné en misant sur la Bourse considérée. Il s'oppose a
l’indice de cours qui ne tient compte que des cours et
pas des dividendes.
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