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ENI (07 sept 2007)
Toujours
fondamentalement solide
Le pétrolier italien a maille à
partir avec les autorités kazakhes dans le cadre d’un projet d’exploitation d’un
important gisement. Mais nous ne craignons pas de lourd impact. Titre
correctement évalué. CONSERVEZ.
En vertu d’un contrat signé dans les années 90, ENI est à la
tête d’un consortium actif dans un projet d’exploitation d’un gisement pétrolier
géant au Kazakhstan, dont la mise en production est prévue pour fin 2010. Mais
les autorités kazakhes ont suspendu les travaux d’aménagement, officiellement
pour des raisons environnementales. En réalité, il s’agit de mettre la pression
sur le consortium pour accélérer la renégociation du contrat. Le pays
réclamerait une part de 40 % des profits futurs, contre ±10% prévus au
départ. La part du gâteau revenant à ENI devrait donc se réduire, mais sans pour
autant compromettre, selon nous, la rentabilité de l’investissement. D’autant
que les espoirs de production ont été récemment revus en nette hausse. Renoncer
au contrat serait d’ailleurs plus problématique pour le groupe, qui perdrait en
crédibilité pour de futurs contrats. Mais nous n’en sommes pas là et conservons
dès lors un avis favorable sur le groupe, qui a d’ailleurs confirmé ses qualités
par de solides résultats semestriels. Nous maintenons nos prévisions de bénéfice
par action à 2,60 EUR pour 2007 et à 2,55 EUR pour 2008.
Cours au moment
de l'analyse : 25,31 EUR
Le groupe pétrolier et gazier italien ENI (exploration,
production, raffinage, distribution) est aussi présent dans le transport et la
distribution de gaz et dans la production
d’électricité.


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