Lagardère (17 sept 2007)
Pas de mutation
salutaire en vue
Les efforts pour améliorer la rentabilité portent leurs fruits mais
la croissance reste frêle et la visibilité trop faible. Action chère.
VENDEZ.
Au premier semestre, le chiffre d’affaires a gagné 1,2 % (base comparable) et le bénéfice
par action 10 % (hors participation dans EADS et éléments non récurrents). Les
métiers principaux (livres, magazines, radio, distribution) restent atones et
le groupe est en manque de moteur de croissance. Il continue de se
restructurer (cessions et réductions de coûts) et envisage ainsi le 2nd semestre
avec plus d’optimisme. Il réduit en outre sa participation dans le groupe aéronautique
EADS, qui traverse une passe difficile (objectif : passer de 12,5 %
à 7,5 % en 2009 et rester actionnaire au moins jusqu’en
2010). Pour relancer sa croissance, il peut s’appuyer sur des finances
saines, cherche à se développer dans la gestion des droits sportifs ainsi que
sur internet et se concentrera sur les zones à plus fort potentiel (Asie, USA…).
Toutefois, il ne semble pas prêt à bouleverser son champ d’activités et risque
dès lors d’encore rester dépendant de ses métiers traditionnels, peu dynamiques. Ceux-ci
sont aussi trop diversifiés, ce qui réduit la visibilité des
perspectives et mine la confiance des investisseurs (même si le groupe
s’est souvent montré prudent). Nous prévoyons un bénéfice par action (hors éléments non
récurrents) de 2,15 EUR en 2007 et de 3,40 EUR en 2008.
Cours au moment de
l'analyse : 59,47 EUR
Lagardère est un groupe
de médias actif dans la presse (Elle, Paris Match,…), l’édition (Larousse, …),
la radio (Europe1…) et la gestion des droits sportifs. Il est aussi actionnaire
d’EADS à 12,5 %.


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