Alstom (17 sept 2007)
En route vers
une grande fusion ?
Alstom est amené à jouer un rôle dans le remodelage du paysage
énergétique français mais nous ne spéculons pas. Action chère.
VENDEZ.
Dans le cadre du projet de privatisation de l’entreprise
publique française Areva, spécialiste du nucléaire, un des scénarios évoque un
rapprochement d’Areva, Alstom et Bouygues (58,52 EUR; conservez,
actionnaire d’Alstom à 25 %). Le processus s’annonce difficile, vu la
sensibilité du nucléaire et la nature politique du dossier (quid de la
participation de 34 % de Siemens dans la filiale réacteur d’Areva ?).
Mais l’actionnaire d’Alstom devrait sortir gagnant d’une telle opération, qui
renforcerait encore les perspectives de croissance du groupe. Le nouveau groupe
serait capable de proposer des solutions clés en mains dans le nucléaire et
s’imposerait comme équipementier incontournable pour les producteurs
d’électricité. Alstom atteindrait en outre la taille critique qui lui a toujours
fait défaut par rapport aux géants du secteur de l’énergie, comme l’américain
General Electric et l’allemand Siemens. Dans un tel scénario, son activité
transport (1/3
des profits 2006/07) serait certainement cédée (elle a les moyens de se
développer seule). Nous prévoyons un bénéfice par action de 5,10 EUR pour l’exercice
en cours et de 6 EUR pour le suivant et relevons nos prévisions de croissance
à long terme, pour tenir compte d'un éventuel rapprochement avec Areva et
des succès commerciaux récents (commandes record) mais ne conseillons pas de
spéculer.
Cours au moment
de l'analyse : 143,32 EUR
Alstom est un groupe industriel
français, actif dans les équipements pour l’énergie (centrales, turbines,
alternateurs), les services aux sociétés d’électricité et la dépollution, et
d’autre part dans les transports (construction de trams, trains,
TGV...).


|