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Les secteurs défensifs (20 sept 2007)
L’actuelle crise financière, issue des prêts
risqués de l’immobilier américain (subprimes) a parsemé de quelques nuages le
ciel de l’économie mondiale. Elle peut laisser à penser que l’époque de la forte
croissance économique mondiale est révolue. Et même si la panique n’est pas de
mise, l’investisseur se demande s’il n’est pas opportun de se renforcer dans les
secteurs dits «défensifs», ces branches d’activités peu sensibles à l’évolution
économique générale. L’idée n’est pas à négliger dans le cadre d’un portefeuille
diversifié.
Pour vous guider dans vos choix, passons en revue 5 secteurs
traditionnellement considérés comme défensifs :
- biens de consommation - distribution - pharmacie - services aux
collectivités - télécommunications
Biens de consommation · Le secteur des biens de consommation
affiche une honnête santé. Les entreprises ont souvent pu répercuter les hausses
du coût des matières premières sur leurs prix de vente et réduire leurs coûts de
fonctionnement. Des restructurations se poursuivent (simplification des gammes,
cessions d’activités peu ou pas rentables) et permettent de générer des
liquidités. Celles-ci sont restituées aux actionnaires (dividendes, rachats d’actions) ou réinvesties
surtout dans les pays émergents (dont le potentiel est réel et qui fournissent
déjà la majorité de la croissance). · Toutefois, si l’actuelle crise devait
sanctionner les pays émergents plus durement que ce que nous pensons, le secteur
(et tout spécialement le segment du luxe) pourrait souffrir. · Pour investir dans ce secteur, nous
conseillons : soit un produit collectif - la sicav
Fortis B Equity Consumer Goods Europe - le tracker StreetTRACKS MSCI Europe
Consumer Staples soit les actions - Kraft
Foods - Sioen (Cadbury Schweppes, Coca-Cola, Diageo, Nestlé, Unilever
et LVMH sont à conserver).
Distribution · Quoi qu’il arrive, la population doit
se nourrir. Et le secteur de la distribution étant pour une bonne part axé sur
l’alimentation, les distributeurs peuvent généralement compter sur un chiffre
d’affaires stable et une croissance qui dépend peu de la conjoncture. · Toutefois, le secteur est à maturité.
En Europe et en Amérique du Nord, les possibilités de croissance intrinsèque
deviennent limitées, la concurrence des “discounters” fait rage et la lutte pour
les parts de marché est rude. De plus, des dispositions légales inhibent souvent
les expansions (p.ex., en Belgique, la loi cadenas limite le nombre de grandes
surfaces). · Aux cours actuels,
nous ne conseillons pas d’achat dans ce secteur, mais vous pouvez néanmoins
conserver les actions Casino et Delhaize. En revanche, Ahold, Carrefour, Colruyt
en Metro sont à vendre.
Pharmacie · Quoi qu’il arrive, la population doit
se soigner et le secteur pharmaceutique est dès lors aussi souvent classé parmi
les défensifs. De plus, divers aspects fondamentaux sont en sa faveur :
vieillissement de la population, forte croissance du domaine thérapeutique
(médicaments contre le cancer, le diabète…), développement des marchés
émergents, avec de meilleurs accès aux soins de santé. · Néanmoins, le secteur dégage des
bénéfices de plus en plus volatils et est devenu plus risqué depuis la fin des
années 90, pour diverses raisons : concurrence des médicaments génériques,
sévérité des procédures d’homologation, volonté des pays de réduire leurs
charges de santé, hausse des coûts de développement des molécules et trop
faible productivité de la recherche. · Globalement, même si une plus grande
sélectivité s’impose, le secteur reste digne d’intérêt. Nous vous
conseillons ainsi d’acheter les actions :
- Pfizer - GlaxoSmithKline - AstraZeneca et de
conserver Eli Lilly, Merck, Novartis, Roche et Sanofi-Aventis. Et si vous
vous intéressez aux sicav, vous pouvez acheter - Fortis L Fund Equity Pharma
Europe - Janus World Funds-Global Life Sciences Fund A
EUR.
Services aux collectivités · Les sociétés de services aux
collectivités ou utilities (électricité, gaz, traitement de l’eau et des
déchets) fournissent des biens et services fondamentaux, dont la consommation
(et donc les bénéfices) sont en croissance régulière et peu sensibles au
contexte économique. Les importantes liquidités générées sont relativement
prévisibles et permettent de gratifier les actionnaires (avec des rendements
bruts sur dividende dépassant souvent les 3 %, contre ±2 % pour la
moyenne des autres secteurs). Les actions de se secteur sont souvent considérées
comme une sorte d’obligation, grâce à un risque toujours inférieur à la
moyenne. · Néanmoins, le niveau
de risque s’est globalement accru, suite aux importants changements qui secouent
actuellement le secteur (libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité
en Europe, consolidation). · Des opportunités existent
toujours. Nous vous conseillons ainsi d’acheter : - National Grid -
Enel Vous pouvez conserver E.ON, Elia, Iberdrola et Suez. Les amateurs de
sicavs opteront pour : - Balzac Utilities Index - Fortis L Eq. Utilities
Europe - KBC Equity Utilities - le tracker EasyETF Euro Utilities -
le tracker StreetTRACKS MSCI Europe Utilities ETF.
Télécommunications · Certes, le secteur n’est pas sans danger. Les risques technologiques et
réglementaires ne sont pas négligeables (téléphonie sur internet, nouvelles
technologies mobiles, baisse de tarifs imposées pour certains services).
Néanmoins, particuliers et entreprises ont constamment besoin de services de
communication et leur demande pour le secteur fluctue plutôt au gré des
innovations technologiques qu’au rythme de la conjoncture. En ce sens, le
secteur possède des qualités défensives. Il est en outre généreux avec ses
actionnaires (dividendes, rachats d’actions) et bon nombre d’opérateurs ont les
moyens d’affronter ces changements (par des restructurations, la recherche, le
marketing) et de maintenir un niveau satisfaisant de rentabilité. · La valorisation actuelle du secteur reflète
assez bien le potentiel et le risque du secteur et plusieurs actions sont à
conserver (Belgacom, KPN, France Télécom, Telefonica, Telecom Italia). Mais diverses opportunités d’achat
persistent : - Vodafone - AT&T - Deutsche Telekom - BT
Group. En outre, les amateurs de sicavs opteront pour : - Fortis L
Equity Telecom World - Robeco Telecom serv. Equity
(EUR) D.
Pour conclure A l’exception du secteur de la distribution,
plusieurs opportunités d’achat sont à saisir dans ces secteurs dits «défensifs»
et nous ne considérons aucun d’entre eux comme cher. Bien entendu, il ne s’agit
pas d’affirmer que les actions de ces secteurs ne souffriront nullement si
l’économie mondiale devait tomber durablement et gravement malade. Mais, d’une
part, ce n’est pas un scénario que nous craignons à l’heure actuelle et d’autre
part, même dans ce cas, ces secteurs souffriraient, certes, mais moins que
la moyenne. Tout en veillant toujours à la bonne diversification de votre
portefeuille, ne négligez donc pas les titres précités.


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Squeeze-out
Après une offre de reprise, il n'est pas rare que des
sociétés détiennent plus de 95 % des actions d'une autre société et décident
de lancer une offre publique de retrait (OPR) pour acquérir les actions
restantes de la société. Une telle opération est également désignée par le
terme anglais "squeeze out".
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Delisting
On désigne par delisting
l'opération qui consiste à retirer une société de la
cotation boursière.
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