L’allemand réalise une acquisition onéreuse et non sans risque. Et avant cette opération, le titre était déjà cher.
VENDEZ.
Axé jusqu’ici surtout sur la croissance interne , SAP
change de cap, avec la plus grosse
acquisition de son histoire : l’éditeur franco-américain de logiciels d’aide
à la décision pour entreprise Business Objects. L’opération n’est pas
sans risque (SAP manque d’expérience dans la gestion de grosses acquisitions) et
se fait à un prix qui nous paraît élevé, compte tenu de plus de l’avertissement sur
résultats lancé par Business Objects pour le 3e trimestre. De plus,
la filiale restera indépendante, ce qui limite certes les restructurations et donc
les conflits sociaux en France, mais limite aussi surtout les possibilités de
synergies. Et si le concurrent Oracle a su, de son côté, mener
avec succès sa stratégie agressive d’acquisition, c’est grâce à des mesures d’intégration
et de réductions de coûts plus radicales ! Business Objects va néanmoins permettre
à SAP de se renforcer sur une activité dont la croissance est solide où
il est peu implanté et d’acquérir de nouveaux clients, auxquels il pourra
vendre d’autres produits, notamment sa toute dernière offre de logiciel pour
PME. L’impact de l’opération sur le bénéfice par action devrait dans un premier
temps, être négatif, mais très faiblement. Et nos prévisions étant jusqu’ici
déjà prudentes, nous les maintenons à 1,62 EUR pour 2007 et à 1,75 EUR pour
2008.
Cours au moment de l'analyse :
40,08 EUR
SAP est le numéro trois
mondial des logiciels en général et le leader des logiciels de gestion pour
entreprises avec plus de 33 000 clients dans le
monde.