Quasi exclusivement actif en téléphonie mobile sur le marché
belge (mature), le groupe a des perspectives de croissance limitées. Reste à
voir ce que prévoit l’actionnaire principal France Télécom et s’il prendra une
décision avant l’assemblée générale de mai 2008. Titre correctement évalué mais
légèrement spéculatif.
CONSERVEZ.
Au troisième trimestre, malgré un
nombre de clients toujours en hausse, le chiffre d’affaires
a baissé (comme prévu et comme chez les concurrents), suite aux baisses
de tarifs imposées sur le roaming et les appels issus d’autres opérateurs. Le groupe
attend dès lors toujours un recul du chiffre d’affaires et du bénéfice 2007
de 2 à 4 %. Mais c’est surtout l’avenir du groupe qui intéresse les investisseurs.
Que va-t-il faire de ses copieux moyens ? Petites acquisitions ? Rachat
de Telenet ? Bonus aux actionnaires ? Et que
prévoit France Télécom qui le détient à 50 % ? Après le
départ du PDG, plusieurs scénarios possibles. Le statu quo est le moins
vraisemblable (Mobistar est très focalisé sur la mobilophonie, la concurrence
est rude, les revenus sont sous pression…). Plus envisageable : France
Télécom vend sa participation et se tourne vers Belgacom (prise de
participation, accord… ?). Enfin, autre possibilité : France Télécom
renforce sa participation et oriente Mobistar vers les acquisitions, p.ex. celle
de Telenet, qui engendrerait un groupe présent dans tous les segments, capable
de faire face à Belgacom.