Les beaux résultats trimestriels des USA n’ont
pas compensé la chute persistante du dollar et le recul de l’activité belge.
Mais nous n’avons pas de souci pour le long terme. Action correctement évaluée.
CONSERVEZ.
L’activité américaine (plus de 70 % du chiffre d’affaires), qui s’est bien
repositionnée ces derniers temps (restructuration, nouvelles enseignes,
modernisations…) s’est excellemment tenue au 3e trimestre : son chiffre
d’affaires en dollar a gagné 5,4 %. Pourtant, le chiffre d’affaires global du
groupe perd 1,3 % et le bénéfice opérationnel + 6 %. En cause, principalement,
la faiblesse du dollar : sans impact sur l’activité américaine elle-même (dont
coûts et revenus sont en dollar), elle pénalise le résultat lors de la
conversion en euro. En cause aussi, la baisse des ventes et des marges en
Belgique (22 % du chiffre d’affaires), suite à la rudesse de la concurrence, à
l’exécrable météo estivale et à la cession de la chaîne Di (beauté, hygiène).
Grèce, Roumanie et Indonésie font quant à elles toujours croître revenus et
bénéfices. Pour 2007, Delhaize relève un peu ses prévisions de chiffre
d’affaires aux USA et confirme ses objectifs pour le groupe (basés, il est vrai,
sur des taux de change stables). Plus prudents, nous réduisons nos prévisions de
bénéfice par action à 4,17 EUR en 2007 (contre 4,63 auparavant), à 4,83 EUR en
2008 (contre 5,25) et à 5,16 EUR en 2009 (contre 5,59).
Cours au moment de l'analyse : 57,00
EUR

Le résultat de Delhaize a beau être influencé par le dollar,
le cours de l’action (en EUR, en gras, échelle de gauche) n’est finalement pas
sensible à l’évolution de la devise américaine (en EUR, trait fin, échelle de
droite).
Le distributeur belge Delhaize
exploite plus de 2 500 magasins dans 8 pays : Belgique, Luxembourg,
Allemagne, Grèce, Roumanie, Indonésie et enfin les USA qui assurent plus de
70 % du chiffre
d’affaires.