De nouveaux dirigeants ont enfin été nommés, ce qui met
fin à une situation floue, néfaste aux résultats. Action correctement
évaluée. CONSERVEZ.
Cela faisait des mois (depuis que Pirelli avait cédé Telecom
Italia à Telco) que les négociations quant au choix des nouveaux
patrons piétinaient. Car si Telco est majoritairement aux mains de
Telefonica, l’accord de cession prévoyait que la nomination des
dirigeants revenait aux actionnaires italiens (Indesa, Mediobanca
et Generali). Un processus qui n’a pas brillé par sa transparence, à tel
point qu’un membre du comité de nomination de Mediobanca n’a pas voté
pour souligner son désaccord. Nous aurions aussi préféré une sollicitation de
tous les actionnaires plutôt que cette prise de décision dans les hautes
sphères. Quoi qu’il en soit, un accord a finalement été atteint et les élus
bénéficiant d’une expérience dans des sociétés de premier plan, Telecom
Italia devrait redémarrer, après une période d’inertie qui a pesé sur ses
résultats (le chiffre d’affaires a stagné et le bénéfice a perdu 6,5 %, à
0,12 EUR par action sur les 9 premiers mois de 2007). Cependant, les défis
à relever ne manquent pas : concurrence croissante (opérateurs
traditionnels, nouvelles technologies) et gestion de la dette (héritée des
divers changements de main dont le groupe a fait l’objet). Au vu de ces
éléments, nous misons sur un bénéfice par action de 0,16 EUR en 2007 et
0,19 EUR en 2008.
Cours au moment de l'analyse : 2,23
EUR
L’absence de gestion stable ces derniers mois a
pénalisé le cours de Telecom Italia (en gras, base 100), qui n’a pas suivi la
progression de la moyenne du secteur télécoms européen (trait
fin).
Opérateur télécoms n°1 en Italie. La majeure
partie de ses activités à l’étranger est représentée par TIM Brasil (13 % du
chiffre d’affaires) et l’internet en
Europe.
Dans l’ensemble des frais que
vous payez sur vos ordres, la TOB ou taxe sur les opérations de Bourse s’élève,
pour chaque achat ou vente d’action, à 0,17 % du montant traité. En cas de
souscription à des actions nouvelles, aucune TOB n'est
prélevée.
IDR
Pour certaines actions étrangères, des titres matériels,
spécialement prévus pour être négociés sur une autre Bourse que celle du pays
d'origine, sont disponibles : ce sont les IDR (International Depository
Receipt) ou certificats au porteur. Ils permettent d'investir en actions
étrangères tout en bénéficiant de l'anonymat.