Au risque d’indisposer l’actionnaire, UBS a décrété une augmentation
de capital et la suppression du dividende en liquide de 2007. L’action reste
toutefois bon marché.
ACHETEZ.
Crise oblige, UBS a pris deux mesures fortes pour consolider sa structure
financière et rassurer ses clients de la gestion de fortune. Au menu, une
augmentation de capital de 13 milliards CHF, qui permettra à deux investisseurs
d’acquérir 11 % du capital, et le remplacement du dividende en liquide par une
distribution d’actions, histoire d’éviter une nouvelle sortie de liquidités. Les actionnaires feront grise mine, mais force est de constater que la situation
s’est à nouveau dégradée. En effet, alors que la direction avait laissé
entrevoir un bénéfice au 4e trimestre, c’est une dépréciation de 11,3 milliards
CHF (± 6 CHF par action) qui sera comptabilisée suite à la crise du subprime et
une perte pour l’ensemble de l’année semble à présent inévitable. La restructuration déjà annoncée n’en apparaît donc que plus urgente et, au-delà
des 1 500 suppressions d’emploi, passera surtout par la redéfinition du
périmètre d’activité avec le recentrage sur la banque privée et la gestion de
fortune (n°1 mondial) au détriment d’activités plus risquées comme la banque
d’investissement. Compte tenu de la révision des perspectives, nous visons
désormais un bénéfice par action de 4,2 CHF en 2008.
Cours au moment de l'analyse : 56,25 CHF
UBS est un groupe bancaire suisse, déjà leader
mondial de la gestion de fortune et qui cherche aussi à le devenir en banque
d’investissement.