Bien sûr, ce n’est pas la première fois qu’un fonds s’intéresse
au groupe et rien ne dit que l’initiative de Cerberus, fonds qui détient e.a.
80,1 % de Chrys- ler, aura plus de succès. Toutefois, cela démontre aussi
que certains regardent plus loin que le flot de mauvaises nouvelles (hausse des
prix des matières premières, faiblesse du dollar, avertissement sur résultat,
procès, probable fin d’année difficile, …). Certes, la longue restructuration
initiée dans le cadre du passage de l’analogique au numérique est loin d’être
terminée et miser sur une évolution favorable de facteurs externes (dollar, prix
de l’argent et de l’aluminium, …) susceptibles de contribuer rapidement à une
amélioration des marges est risqué. Néanmoins, au vu des coûts de fonctionnement
toujours très élevés, la marge pour réaliser des économies existe bel et bien
(selon nous, environ 120 millions EUR par an ou 0,65 EUR par
action après impôt), ce qui devrait permettre au groupe – dont la scission en
2008 est toujours d’actualité - de rester bénéficiaire, même en cas de nouvelle
détérioration du dollar et des matières premières. Nous misons respectivement
sur des bénéfices par action de 1,00 et 1,25 EUR pour 2008 et 2009.