Pearson (21 déc 2007)
Aucune raison de
paniquer
Le cours est pénalisé par l’offensive de Murdoch sur le
front de l’édition économique. A tort selon nous au vu des bonnes perspectives
de l’édition scolaire. L’action est bon marché. ACHETER.
En cette période propice aux bilans, force est de constater que
la performance boursière de Pearson en 2007 aura laissé à désirer. Bien sûr,
ceci s’inscrit dans un contexte de repli généralisé des marchés financiers
depuis l’été, mais cela n’explique pas tout. Depuis le rachat de Dow Jones (Wall
Street Journal) par News Corp. (famille Murdoch), beaucoup s’interrogent en
effet sur l’avenir de la filiale de Pearson qui édite les magazines économiques
(Financial Times), les ambitions de Murdoch pour le site internet du WSJ
(décupler les abonnements en rendant l’accès gratuit) représentant une sérieuse
menace pour le site FT.com, mais aussi pour les éditions papier. Néanmoins,
l’éventuel impact de cette offensive sur les résultats de Pearson doit selon
nous être relativisé, les éditions économiques n’ayant contribué qu’à hauteur de
5,4 % au bénéfice opérationnel de l’entreprise en 2006, contribution qui va
du reste encore diminuer après la cession des Echos à LVMH. Nous constatons
d’ailleurs, au vu des cessions et rachats des dernières années, que Pearson
s’oriente de plus en plus vers son cœur de métier, l’édition scolaire. Dans ce
contexte, nos prévisions de bénéfice par action pour 2007 et 2008 restent
inchangées à respectivement 46,3 et 50,8 pence.
Cours au moment de
l'analyse : 711,50 p.
N°1 mondial de l’édition scolaire, aussi
propriétaire de la maison d’édition Penguin et d’un portefeuille de revues
économiques (Financial Times).


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