GBL (21 déc 2007)
Le plus Français des
Belges
GBL entend doubler sa participation dans Lafarge. De quoi faire, à
terme, du fabricant français de matériaux de construction sa 1ère participation
à côté de Suez et Total. CONSERVEZ.
En achetant l’égyptien Orascom, le n°1 mondial du ciment Lafarge
(120,92 EUR, conservez) a accompli un pas stratégique majeur sur les marchés du
Moyen-Orient, en plein boom de la construction grâce à la manne pétrolière.
Compte tenu, de ce fait, de la dilution de sa participation de 17,5 à 15,4 %,
GBL a déjà annoncé son intention de porter sa participation dans Lafarge à 30 %,
ce qui absorbera la totalité de ses liquidités, y compris celles qui découleront
de la probable vente du reste de sa participation (1,68 %) dans Iberdrola (10,49
EUR, conservez), non stratégique désormais. Même si nous évaluons désormais le bénéfice par action à 5
EUR, nous ne nous précipiterions pas pour acheter GBL. Bien sûr, ses
participations (Total, Suez, Lafarge ; 79 % de la valeur intrinsèque) sont
correctement évaluées et peuvent être acquises avec une décote
de 27%. Néanmoins, nous ne voyons pas ce qui pourrait faire fondre cette
décote qui avoisine toujours sa moyenne historique (20 %) et peut se comprendre
au vu des faibles dividendes (rendement net attendu de 1,8 %) et des éternels
risques de conflit d’intérêts entre les petits actionnaires et un Albert Frère
motivé par le contrôle de ses participations.
Cours au moment de l'analyse : 85,45
EUR
La valeur du holding belge GBL est déterminée,
pour l’essentiel par ses investissements dans Total, Suez , Lafarge et
Imerys.


|
 |
Coefficient beta
Le coefficient beta
est un indicateur de la volatilité d'une action. Les grandes actions ont
généralement un beta proche de 1. Plus le coefficient s'éloigne de 1,
plus l'action réagit de manière volatile par rapport à la moyenne. Un beta
de 1,16, par exemple, signifie que la volatilité de l'action est de
16 % supérieure à la moyenne de référence.
|
 |
 |
Goodwill
Quand une société fait
l'acquisition d'une autre société, il arrive qu'elle paie pour cet achat un prix
plus élevé que la valeur comptable, justifié par l'image de marque, le
portefeuille clients, le potentiel de croissance… Ce supplément, c'est le
goodwill.
|
 |
|