Le groupe cherche à améliorer sa production, toujours à la peine.
Mais l’effet sur le résultat n’est attendu qu’à plus long terme. Action correctement évaluée.
CONSERVEZ.
Malgré le prix élevé du pétrole, le bénéfice 2007
s’annonce peu reluisant (mais c’est aussi le cas chez les concurrents). La production
recule toujours et la hausse des coûts pèse (et pèsera encore) sur la rentabilité.
Nous tablons sur un bénéfice de 3,37 EUR par action pour 2007 (+6,7 %) et de 3,03
EUR en 2008. Pour améliorer ses profits à plus long terme, le
groupe accélère sa restructuration. En aval (raffinage & distribution), des
cessions d’actifs substantielles ont été opérées (raffineries peu rentables…) et l’activité se
focalise à présent sur les marchés les plus dynamiques (Chine Inde). En amont
(exploration & production), qui a subi en 2007 la cession contrainte d’une
part du gisement Sakhaline2 en Russie, le produit des cessions de l’aval est
réinjecté dans des investissements devant permettre une augmentation de la
production. En outre, les axes de croissance du groupe sont le gaz naturel
liquéfié (pour lequel il est leader mondial) et le pétrole non conventionnel,
comme les sables bitumeux au Canada, dans lequel il s’est encore renforcé en
2007 et qui dégage maintenant une rentabilité confortable, grâce au prix élevé
du pétrole.
Cours au moment de l'analyse : 28,73 EUR
Royal Dutch Shell est le quatrième
groupe pétrolier et gazier mondial, présent sur l’ensemble de la chaîne
(exploration-production, raffinage, distribution et
pétrochimie).