UBS (04 févr 2008)
Résultat
désastreux mais…
2007 a clôturé dans le rouge et le groupe devra bientôt faire
face à la fronde des actionnaires. Nous relevons le degré de risque mais
l'action reste bon marché. ACHETEZ.
L’assemblée générale du 27 février s’annonce houleuse : le
dividende 2007 ne sera pas en liquide mais en actions et le bénéfice par action
sera dilué dès 2008 (vente d'actions propres dès 2010 et conversion
d'obligations en actions, opération suite à laquelle deux investisseurs
détiendront 13 % du capital). Ces mesures amélioreront la situation
financière mais nous resterons néanmoins attentifs. La crise a laissé des traces
profondes : le groupe devrait clôturer 2007 sur une perte de
±2,30 CHF. Les dommages au niveau du pôle banque d’investissement et de
financement (provisions et baisse des
revenus) ont été plus lourds que prévus et atteignent au total 21 milliards
de francs suisses (11,2 CHF par action). Qui plus est, de nouvelles
provisions sont encore redoutées, raison pour laquelle nous relevons le degré de
risque de u à w. Point
positif, UBS réagit énergiquement (licenciements, arrêt d’activités) pour
assainir sa banque d’investissement et de financement et va se concentrer
davantage sur la gestion de fortune, plus rentable et moins sensible à la crise.
Dilution comprise, nos prévisions de bénéfice par action passent à 3,42 CHF
pour 2008 (contre 3,90 auparavant) et à 4,42 CHF pour 2009 (contre
4,68).
Cours au moment
de l'analyse : 44,40 CHF
UBS est un groupe bancaire
suisse, déjà leader mondial de la gestion de fortune et qui cherche aussi à le
devenir en banque d’investissement.


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