Le cours a cédé 24,5 % par rapport à
début 2007, suite aux inquiétudes quant à la présence de Dexia aux USA (via sa
filiale FSA, assureur obligataire) et à l’impact de la crise des subprimes. Mais
tant ces inquiétudes que la chute du cours nous semblent exagérées. Car si même
FSA enregistre des dépréciations d’actifs, il ne souffre quasi pas de défauts de
remboursement. Le résultat 2007 de Dexia reste donc solide : il ne perd que
7,9 %. Hors plus-values et dépréciation de FSA, il gagne même 12,5 %,
soit plus que l’objectif 2006-2009 (moyenne annuelle de +10 %), que Dexia
étend d’ailleurs jusqu'en 2010. Toutes les activités se sont bien tenues et les
perspectives restent bonnes. Dans le financement public (activité phare du
groupe), FSA devrait même encore profiter des difficultés et de la perte de
crédibilité de ses concurrents pour récupérer des clients et attirer les
nouveaux. Confiant, Dexia a même injecté plus de capital dans FSA pour optimiser
cet atout, avant que les concurrents ne se relèvent ou que d'autres n’arrivent.
Toujours optimistes, nous relevons nos estimations de bénéfice par action à
2,38EUR pour 2008 (contre 2,20 auparavant) et à 2,68 EUR pour 2009 (contre
2,50). Enfin le dividende gagne 12,3 % à 0,6825 EUR net et les rachats d'actions continuent.