Au vu du résultat 2007 (bénéfice par action de 3,60 EUR,
hors éléments non récurrents), l’allemand semble bien armé pour traverser les
difficultés actuelles. Chez Mercedes, la
marge opérationnelle gagne 160 % (à 9,1 %), grâce à la hausse des
ventes des modèles les plus rentables et au plan de baisses de coûts clôturé en
septembre 2007. Au seond semestre, la marge était même
déjà de 9,9 %, ce qui laisse à penser qu’elle dépassera l’objectif de
10 % fixé pour 2010 au plus tard. Dans les poids lourds, la baisse des
coûts a compensé largement le recul des ventes et permis une hausse des
bénéfices. L’an 2007 aura aussi été marqué par la hausse des liquidités
disponibles, due tant à l’amélioration de la rentabilité qu’à la cession d’une
grande partie de la filiale américaine Chrysler, qui entrava les résultats ces
dernières années. Le groupe compte en faire profiter ses actionnaires par de
nouveaux rachats d’actions et par une
hausse du dividende : il passera de 2 EUR à 2,50 EUR brut et peut
grimper selon nous l’an prochain à 3 EUR brut, vu les bénéfices prévus.
Néanmoins prudents dans nos prévisions (pour tenir compte des difficultés
économiques de part et d’autre de l’Atlantique), nous misons sur un bénéfice de
5,60 EUR par action en 2008 et de 6,10 EUR en 2009.