Le bénéfice 2007 perd 8,2 % par rapport à 2006 (suite aux
dépréciations d'actifs, au coût d'intégration des activités d'ABN Amro) et le
bénéfice par action perd 32 % (plus d'actions, suite à une augmentation de
capital). A noter que, hors dépréciations, le bénéfice de la division bancaire
gagne 11 % et celui des assurances 12 % et que l'intégration des activités d'ABN
avance comme prévu. Bien que les dépréciations dépassent un peu les attentes,
Fortis dit avoir travaillé sur base d’un scénario pessimiste. Mais vu
l'aggravation de la crise, d’autres dépréciations ne sont pas à exclure. En
outre, même si l’activité se porte bien, certains métiers pèseront sur les
profits. Nos prévisions de bénéfice par action en tenaient déjà compte et nous
les maintenons donc à 2,18 EUR pour 2008 et 3,18 EUR pour 2009. Par ailleurs,
Fortis intrigue en cherchant encore à se renforcer : après l'entrée de Ping An
dans son capital, il envisage une joint venture, avec probablement Ping An à
nouveau (2,2 milliards dans Fortis Investments). Du moins, ce projet aura
l’avantage d'éviter une augmentation de capital et d’épargner le dividende (le
prochain sera selon nous maintenu au niveau actuel : 0,882 EUR net, soit un
rendement de 6 %).