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Rio Tinto (09 avr 2008)
Une cible pugnace
Le groupe minier se défend bec et
ongles contre l’offre d’achat hostile de son concurrent BHP Billiton. Nous
relevons nos prévisions. Le titre Rio Tinto reste correctement
évalué. CONSERVEZ.
Depuis fin 2007, BHP Billiton tente sans succès de racheter Rio
Tinto (d’abord au prix peu attractif de 3 de ses actions contre une Rio Tinto,
puis maintenant à 3,4 actions contre une). Et Rio Tinto fait tout inciter une
nouvelle hausse de l’offre en se montrant sous son meilleur jour. Profitant de
la forte demande de matières premières, il investit de plus en plus : en
2005, il investissait pour 2 milliards de dollars, en 2007, il a dépensé 5
milliards. Il augmente ainsi ses capacités de production et le nombre de mines
exploitées, en mettant l’accent sur le minerai de fer, bien orienté grâce à la
soif chinoise en acier. Il continuera en outre de se défaire d’activités moins
rentables ou de croissance plus faible. Et suite à sa récente fusion avec le
canadien Alcan, il table sur des synergies dépassant de 15 % ses premiers
espoirs. Nous relevons dès lors nos attentes de bénéfice par action à
400 p. pour 2008 (contre 350 auparavant) et à 430 p. pour 2009 (contre
375). En outre, les Chinois sont entrés dans le capital de Rio Tinto
(12 %). S’il veut gagner la partie, BHP devra donc encore relever son
offre, à p.ex. 4 actions contre 1 (12 % au-dessus du cours actuel de Rio
Tinto). Mais l’issue nous semble bien incertaine.
Cours au moment de
l'analyse : 5901,00 p.

S’il veut gagner la partie, BHP Billiton (en pence, trait fin, échelle
de droite) devra encore relever son offre sur Rio Tinto (en pence, en gras,
échelle de gauche).
Rio Tinto est un groupe minier anglo-australien, parmi les plus
importants au monde. Il est actif dans le cuivre (28 % de l’activité). le
charbon (17 %), le minerai de fer (27,3 %) etc. Le chiffre d’affaires
est réalisé pour 22 % en Amérique du Nord, 17,2 % en Europe,
19,6 % au Japon et 16 % en Chine.


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