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Royal Bank of Scotland (24 avr 2008)
Renforcement
de capital
Après un
avertissement sur résultats et une
forte augmentation de capital, la banque pourrait même suspendre son dividende.
Mais vu la dégringolade du cours, le titre est toujours bon marché, mais
très spéculatif. ACHETEZ.
Au 1er trimestre, les dépréciations d’actifs ont atteint
4,3 milliards de livres, soit 32 p. par action (après impôts), ce
qui fera plonger le résultat du 1er semestre dans le rouge et reculer
celui de l'ensemble de 2008 de ±80 %, selon nos estimations. Cet alourdissement
des dépréciations est dû à la crise financière qui s'aggrave, mais
aussi pour un tiers au rachat des activités de banque d'investissement d’ABN
Amro, survenu à un mauvais moment. En outre, la banque de détail aux USA et
au Royaume-Uni souffre d’une baisse du volume de crédits immobiliers octroyés et
de la dégradation de leur qualité. Aussi, la banque est-elle contrainte à revoir
la position soutenue il y a encore un mois et lance une augmentation de capital,
pour renforcer sa structure financière, qui était déjà très fragile. Elle
pourra ainsi récolter 12 milliards de livres, en émettant 11 actions
nouvelles pour 18 détenues, à un prix de ±45 % inférieur au cours
de clôture du 21/4. Le groupe cédera aussi des activités (comme les assurances,
en tout ou partie), pour encore 4 milliards de livres. Et bien que
drastiques, ces mesures pourraient ne pas suffire : le prochain dividende
pourrait, selon nous, être suspendu.
Cours au moment de
l'analyse : 345,00 p.
Royal Bank of Scotland est une banque de détail britannique qui
s’internationalise depuis 1999 (40 % du profit issu de l’étranger en
2006, contre 15 % en 1999) et qui développe sa banque d'investissement
(50 % du profit 2006).


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